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ArcelorMittal: Hollande revient à Florange pour tenir une promesse

Florange (France) (AFP) Lundi 24 Novembre 2014

Le président François Hollande au milieu de salariés d'ArcelorMittal lors d'une visite à Florange le 26 septembre 2013 (AFP/Archives-Patrick Hertzog)

François Hollande revient à Florange ce lundi pour tenir une promesse faite aux ouvriers d'ArcelorMittal après la fermeture des hauts fourneaux, mais aussi pour tenter de transmettre un message d'optimisme, en inaugurant une plateforme publique de recherche et une usine aéronautique.

C'est la troisième fois en trois ans que le président se rend à Florange, dans la vallée sidérurgique de la Fensch. Dans un entretien publié lundi par le Républicain Lorrain et l'Est Républicain, il dit croire "en son avenir industriel".

"Je reviendrai chaque année pour lutter contre le défaitisme, le scepticisme qui nourrit l'extrémisme" a-t-il insisté. La mairie de Hayange, la commune où sont situés les hauts fourneaux d'ArcelorMittal, a basculé dans l'escarcelle du FN aux dernières municipales.

"Florange doit être un anti Gandrange", a-t-il dit, en référence à l'acierie lorraine fermée par ArcelorMittal en 2009 sous le mandat de Nicolas Sarkozy.

A Florange, si les hauts fourneaux "n'ont pas été réouverts, il n'y a eu aucun licenciement, des investissements massifs sont lancés et le site crée de nouveaux emplois", a-t-il fait valoir.

Le président doit rencontrer lundi en fin de matinée la direction du site d'ArcelorMittal, des représentants du personnel et d'anciens salariés des hauts fourneaux ayant retrouvé un poste en interne.

Sur les 629 salariés des hauts fourneaux, 257 sont partis sur une base volontaire. Le reste a été reclassé dans le groupe.

ArcelorMittal a opportunément annoncé la semaine dernière 30 embauches de CDI à Florange, les premières sur le site depuis 2008. "Autant le seront en 2015 avec d'autres CDI et un doublement du nombre des apprentis", selon le président.

Quant aux 180 millions d'euros d'investissements promis fin 2012 par le groupe pour moderniser son site, ils devraient être portés jusqu'à "plus de 240 millions d'euros d'ici 2017", selon M. Hollande.

Tout en les saluant, l'ex ministre de la Culture Aurélie Filippetti, députée PS de la Moselle, a nuancé ces acquis "arrachés" à ArcelorMittal, dans une adresse au président publiée dimanche sur Mediapart, dans laquelle elle fait part de sa "tristesse" et sa "désillusion" sur l'affaire Florange.

Selon elle l'espoir soulevé par la visite du candidat Hollande en 2012 s'est aujourd'hui "refroidi, glacé, pétrifié avec les hauts fourneaux".

Partageant son désenchantement, deux syndicats d'ArcelorMittal Florange, la CGT et FO, ont refusé de rencontrer le président lundi, le premier appelant à manifester contre le président, le second appelant "à l'indifférence".

- Vers une écotaxe en Alsace-Lorraine ? -

Avant son passage à Florange, le chef de l'Etat doit inaugurer le site d'une future plateforme publique de recherche et de développement industriel à Uckange, près de Florange, devant ouvrir d'ici fin 2015.

M. Hollande avait annoncé la création de ce centre, baptisé "Métafensch", lors de sa précédente visite à Florange en septembre 2013. L'Etat pourrait y apporter 50 millions d'euros pour accompagner des projets d'industriels.

Dans l'après-midi le président se rendra à Commercy (Meuse) pour inaugurer une nouvelle usine Safran-Albany, où seront fabriqués des aubes et carters pour les moteurs aéronautiques nouvelle génération LEAP. Le site doit générer 400 emplois directs d'ici 2018.

Outre quelques sidérurgistes désabusés à Florange, d'autres acteurs pourraient jouer les trouble-fête sur le parcours présidentiel en Lorraine.

Une délégation des 157 salariés d'Ecomouv' de Metz compte notamment venir à Uckange pour interpeller le président sur leur sort, très incertain depuis l'abandon de l'écotaxe par le gouvernement en octobre.

D'ici à ce que des solutions leur soient proposées, M. Hollande a promis lundi de leur assurer "une transition d'un an avec garantie de salaire".

Il s'est par ailleurs dit favorable à une expérimentation de l'écotaxe en Alsace-Lorraine, "si les élus en décident et si elle est compatible avec nos engagements européens".

Des agriculteurs avaient aussi prévu des actions en Moselle et en Meuse pour "sensibiliser" le président à leurs difficultés.

François Hollande devrait finalement s'entretenir avec leurs représentants pendant une demi-heure après sa visite de l'usine Safran-Albany, a dit dimanche soir à l'AFP Thomas Perin, le responsable des Jeunes agriculteurs en Lorraine.

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