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Deux morts dans l'explosion d'un immeuble à Rosny, poursuite des recherches

Rosny-sous-Bois (AFP) Dimanche 31 Août 2014

Un pompier s'active après l'effondrement d'un immeuble à Rosny-sous-Bois, en région parisienne, le 31 août 2014 (AFP-Bertrand Guay)

Les pompiers fouillaient dimanche les décombres d'un immeuble en banlieue parisienne à la recherche de disparus, après une explosion, vraisemblablement liée à une fuite de gaz, qui a tué un enfant et une femme âgée.

Douze personnes ont été blessées, dont quatre grièvement, selon les pompiers. Le pronostic vital de ces quatre restait engagé, a précisé le préfet de Seine-Saint-Denis Philippe Galli.

Les secours cherchent encore cinq adultes et cinq enfants, sans certitude de leur présence au moment du sinistre, notamment en raison des retours de vacances.

Les pompiers avaient établi un contact visuel avec une dame "d'environ 80 ans" qui était encore en vie et consciente sous les décombres, mais elle a succombé pendant que les pompiers étaient en train de la dégager, a expliqué le commandant Gabriel Plus.

"C'est une explosion vraisemblablement occasionnée par une fuite de gaz, il y a un effet de souffle qui laisse à penser cela", a avancé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve sur place.

Le préfet a évoqué une "supposition forte" en ce sens et une source proche de l'enquête a affirmé que c'était l'hypothèse "privilégiée".

"Il y avait des travaux de gaz et ERDF sur les lieux", a indiqué le commandant Plus, se refusant à faire un lien à ce stade.

"Ils avaient creusé dans le trottoir juste en bas de l'immeuble", a expliqué à l'AFP Maryline Yvon, une voisine, convaincue que ces travaux ont un lien avec l'explosion.

Des pompiers s'activent après l'effondrement d'un immeuble à Rosny-sous-Bois, en région parisienne, le 31 août 2014 (AFP-Bertrand Guay)

"Vu la force de l'explosion, c'est pas une bouteille de gaz, c'est sûr!", s'exclame avec conviction cette femme de 49 ans.

"Nous pouvons nous attendre à encore trouver des victimes sous les décombres", a affirmé un pompier, estimant qu'on pouvait trouver des victimes encore vivantes sous les gravats sur une période comprise entre 12 et 24 heures environ.

- "J'ai pas hésité, j'ai sauté dans mon pantalon" -

L'explosion a comme tranché l'immeuble dans la hauteur, laissant apparaître l'intérieur des appartements, papiers peints et pièces de vie, dans cette zone résidentielle en banlieue est de la capitale.

Des pompiers formaient une chaîne pour déblayer les décombres, aidés dans leur recherche par des chiens.

Les baies vitrées de Ghislaine Poletto, 55 ans, qui vit à une cinquantaine de mètres, ont volé en éclat peu avant 8h00. Elle s'est précipitée sur les lieux. "J'ai pas hésité, j'ai sauté dans mon pantalon" pour essayer d'aider, a-t-elle expliqué à l'AFP.

Avec des voisins "on était dans les premiers arrivés", "on a sorti deux enfants" des décombres avec "deux policiers municipaux qui étaient débordés".

"Comme je suis petite, je me suis faufilée", dit-elle. L'un des enfants était "protégé par un matelas et une plaque au dessus de sa tête qui lui a sauvé la vie. Je vois encore son petit bras et sa jambe qui sortaient", raconte cette femme frêle, qui, encore bouleversée, porte la main à son coeur.

Un pompier s'active après l'effondrement d'un immeuble à Rosny-sous-Bois, en région parisienne, le 31 août 2014 (AFP-Bertrand Guay)

"Notre pavillon a bougé, on a tremblé de peur", raconte Pauline, qui habite à une centaine de mètres. L'explosion a eté tellement forte que "nos oreilles sifflaient", explique cette mère de famille.

"J'ai peur, je ne sais pas trop quoi dire", ajoute Sara, dix ans, qui doit faire sa rentrée en CM2 avec Awa et Nella, deux enfants qui vivent dans l'immeuble touché.

La mairie de Rosny a réquisitionné un gymnase voisin pour accueillir les familles et une cellule médicale d'urgence a été mise en place dans une école, a expliqué Serge Deneulin, adjoint au maire. Selon lui, l'immeuble des années 1970 était "en parfait état".

Le plan rouge, prévoyant la mobilisation d'importants moyens médicaux, a été déployé et une enquête a été confiée à la police judiciaire de Seine-Saint-Denis.

173 pompiers et 59 engins sont mobilisés, selon le ministère de l'intérieur.

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