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Effondrement à Rosny: nouveau bilan de sept morts et un disparu

Rosny-sous-Bois (AFP) Lundi 01 Septembre 2014

Des pompiers fouillent le 1er septembre 2014 avec une tractopelle les décombres de l'immeuble qui s'est effondré à Rosny-sous-Bois (AFP-Martin Bureau)

Sept personnes sont mortes dans l'effondrement de leur immeuble à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), selon un nouveau bilan lundi matin, et les sauveteurs recherchent encore un disparu, sans grand espoir de le retrouver vivant.

Les pompiers ont retrouvé lundi matin le corps sans vie d'une femme octogénaire, qui habitait au premier étage de l'immeuble, a précisé Philippe Galli, préfet de Seine-Saint-Denis. "Il faut arriver à la dégager, elle est prise dans les gravats."

Ils recherchent désormais le dernier disparu, un homme d'une cinquantaine d'années qui habitait au rez-de-chaussée. L'immeuble de quatre étages a été comme scié en deux par l'explosion dimanche matin vers 7H00.

Sur les onze blessés, quatre personnes plus grièvement touchées, et qui se trouvaient dans un état critique la veille, se portent mieux. "Leurs vies ne sont plus en danger", a précisé le préfet.

Des pompiers fouillent le 1er septembre 2014 avec une tractopelle les décombres de l'immeuble qui s'est effondré à Rosny-sous-Bois (AFP-Martin Bureau)

Les pompiers poursuivaient, principalement à la tractopelle, leurs recherches. "Le choix est fait d'engager un minimum de personnels et de coordonner le travail" avec l'engin, a expliqué le commandant Gabriel Plus, porte-parole des pompiers de Paris.

Sur les sept morts, on compte une mère de famille de 40 ans et ses deux enfants de 14 et 18 ans, mais aussi un enfant âgé d'une dizaine d'années, une femme de 45 ans, une octogénaire et un autre adulte qui reste à identifier formellement.

"Le temps joue en notre défaveur", mais "tant que toutes les personnes disparues n'ont pas été retrouvées, le dispositif sera maintenu", a rappelé le commandant Plus. Ces opérations pourraient durer encore "longtemps". Les chances de retrouver un vivant sont désormais "très très minces", a affirmé le préfet. Les cavités qui peuvent se former sous les décombres et offrir des poches d'air à d'éventuels survivants "ont été explorées" et les gravats qui restent sont "extrêmement compacts".

Toute la nuit, à la lumière de puissants projecteurs, des dizaines de sauveteurs se sont activés au milieu des décombres de l'immeuble décharné, dans le grondement des tractopelles et les bip-bips de leurs manoeuvres.

- Une rose rouge à la main -

En file indienne, ils ont patiemment évacué les débris de plâtre, de béton et de ferraille, mêlés aux effets personnels des victimes (chaises, couvertures, matelas). Recouverts de poussière blanche, la plupart d'entre eux ont commencé à quitter les lieux vers 8H00. La partie de l'immeuble qui ne s'est pas effondrée menace toujours de s'écrouler, ce qui a considérablement ralenti les opérations.

Les ministres Syvie Pinel et Bernard Cazeneuve et le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone le 1er septembre 2014 à Rosny-sous-Bois (AFP-Martin Bureau)

Tout près, devant le gymnase Gabriel Thibault où une chapelle ardente a été installée, des proches des victimes se sont réunis vers 10H00 pour une cérémonie de recueillement devant les corps, en présence notamment des ministres Bernard Cazeneuve et Sylvia Pinel.

Des voisins et des élus locaux sont venus marquer leur soutien aux familles. "Ma petite fille allait à l'école avec les deux adolescents décédés. C'est atroce", a dit à l'AFP Monique Devit, 75 ans, une rose rouge a la main.

L'explosion, saisissant en plein sommeil dimanche vers 7H00 ce quartier résidentiel de banlieue parisienne, a soufflé le bâtiment.

L'immeuble éventré continue à laisser voir des papiers peints, un tapis qui penche vers le vide, des WC privés de cloisons et même des photos de famille qui restent tristement pendues aux murs.

Des pompiers le 1er septembre 2014 au milieu des décombres de l'immeuble qui s'est effondré à Rosny-sous-Bois (AFP-Kenzo Tribouillard)

Le préfet a affirmé que les laboratoires continuaient à recueillir des indices, mais il a de nouveau avancé que l'explosion était "très probablement liée au gaz".

"Il y avait des travaux de gaz et d'ERDF (électricité) sur les lieux", a dit le commandant Plus, se refusant toutefois à établir un lien à ce stade de l'enquête.

Contactée par l'AFP, la société en charge du réseau de distribution du gaz GRDF a indiqué qu'"aucune fuite n'avait été signalée précédemment" sur les lieux.

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