Vous êtes ici : Accueil / Info en Continu / A la Une / Grèce: législatives cruciales pour l'Europe - EN DIRECT

Diminuer le texte Taille par défaut Augmenter le texte
Imprimer Ajouter aux favoris Parler de cet article à un ami
Partager sur Facebook

Grèce: législatives cruciales pour l'Europe - EN DIRECT

Athènes (AFP) Lundi 26 Janvier 2015

Alexis Tsipras le poing levé devant ses supporteurs (AFP-Aris Messini)

00:38 GMT - Le parti anti-austérité Syriza remporte une très claire victoire sur le parti conservateur au pouvoir, tout en restant au seuil de la majorité absolue (à 00H42 GMT), une situation qui devrait l'obliger à trouver des soutiens à l'avenir.

Les Grecs ont conféré une victoire à Syriza pour "écrire l'Histoire" en "laissant l'austérité derrière" eux, s'est félicité son leader Alexis Tsipras, premier dirigeant européen élu sur le rejet explicite des politiques d'austérité imposées par l'UE à ses membres. Le Premier ministre sortant Antonis Samaras a reconnu sa défaite notant que le peuple grec avait "parlé".

Tsipras a prévenu qu'il ne se contenterait pas d'un simple aménagement de la dette (175% du PIB, plus de 300 milliards d'euros), mais d'une nette réduction. Il ne souhaite cependant pas que le pays sorte de la zone euro, comme il l'a dit à plusieurs reprises. L'UE semble quant à elle décidée à discuter rapidement avec M. Tsipras. Les premiers signaux seront envoyés dès aujourd'hui lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro sur l'avenir du programme d'aide accordée à Athènes. FIN DU DIRECT

00:29 GMT - Félicitations de Hollande - François Hollande a félicité Alexis Tsipras pour la victoire du parti de la gauche radicale Syriza aux élections législatives grecques, indique la présidence française dans un communiqué. Le président de la République rappelle "l’amitié qui unit la France et la Grèce et fait part à M. Tsipras de sa volonté de poursuivre l’étroite coopération entre nos deux pays, au service de la croissance et de la stabilité de la zone euro, dans l’esprit de progrès, de solidarité et de responsabilité qui est au cœur des valeurs européennes que nous partageons", souligne le communiqué.

00:11 GMT - L'EURO A SON PLUS BAS NIVEAU EN PLUS DE 11 ANS FACE AU DOLLAR FACE AU DOLLAR APRES LES LEGISLATIVES GRECQUES.

La monnaie européenne s'affichait ponctuellement à 1,1098 dollar 23H50 GMT, son plus faible cours depuis septembre 2003, en raison des risques de plus grande incertitude économique en Europe.

23:01 GMT - LE VOTE EN GRECE AUGMENTE L'INCERTITUDE (PREMIER MINISTRE BRITANNIQUE).

"L'élection grecque accroîtra l'incertitude économique en Europe", écrit David Cameron sur son compte Twitter.

22:29 GMT - Podemos - Le chef du parti anti-libéral espagnol Podemos, Pablo Iglesias, estime que la victoire de son allié Alexis Tsipras du parti de gauche radicale Syriza aux législatives permettra à la Grèce de s'émanciper de la politique d'austérité dictée, selon lui, par l'Allemagne. "Les Grecs vont avoir un véritable président grec et non plus un délégué d'Angela Merkel, qui pensera d’abord aux intérêts de son pays et à ceux de son peuple", a-t-il déclaré lors d'un entretien sur la chaîne privée espagnole la Sexta.

22:27 GMT - Suspense... - Alors que 70,72% des bulletins sont dépouillés, Syriza engrange 36,03% des voix (contre 28,15% à Nouvelle démocratie de M. Samaras), et 149 sièges sur 300 au Parlement.

22:25 GMT - Danse en Epire - Les habitants d'Athamanio, petit village d'origine de Tsipras en Epire, région montagneuse dans le nord-ouest de la Grèce, se sont mis à danser après l'annonce des résultats officiels partiels, selon des images diffusées par la télévision Mega.

22:09 GMT - "Rendre justice" - "Aujourd'hui il n'y a ni vainqueurs ni vaincus. Notre priorité est de faire face aux blessures de la crise, rendre justice, faire une rupture avec les oligarques, l'establishment et la corruption", a affirmé Alexis Tsipras.

Parmi ses principaux points, le programme économique du Syriza comprend la fin des mesures d'austérité et la renégociation de l'abyssale dette publique du pays.

Le leader de Syriza Alexis Tsipras salue ses supporteurs (AFP-Louisa Gouliamaki)

22:06 GMT - Poker gréco-allemand - "Il va y avoir une partie de poker passionnante", entre Merkel et Syriza, prédit Julian Rappold de l'Institut allemand de politique étrangère. "Actuellement, pour le gouvernement allemand un effacement de dette n'est pas négociable", souligne-t-il. "Mais il doit y avoir une concession" de Berlin. "On ne veut pas être celui qui aura poussé la Grèce dans le précipice", explique-t-il.

21:38 GMT - TSIPRAS VA NEGOCIER AVEC SES CREANCIERS UNE "NOUVELLE SOLUTION VIABLE" POUR LA GRECE ET L'EUROPE.

Les pays de la zone euro détiennent de loin la plus grosse part de la dette grecque, soit directement, soit à travers le Fonds européen de stabilité financière (FESF).

Athènes doit rembourser plus de 20 milliards d'euros de prêts en 2015.

21:36 GMT - TSIPRAS: "LE VERDICT DU PEUPLE GREC SIGNIFIE LA FIN DE LA TROIKA" DES CREANCIERS (UE-BCE-FMI).

La BCE détient actuellement 27,2 milliards d'euros de dette grecque négociable, soit environ 42% du total.

La Grèce attend le déblocage de la dernière tranche de prêts accordés au pays d'ici fin février mais à condition que le pays respecte ses engagements vis-à-vis ses créanciers sur la poursuite des réformes. Depuis 2010 la "troïka des créanciers s'est engagée à accorder quelque 240 milliards d'euros de prêts à la Grèce.

Les supporteurs du parti anti-austérité Syriza célèbrent leur victoire (AFP-Aris Messinis)

- Pour l'Histoire-

21:23 GMT - "LE PEUPLE GREC A ECRIT L'HISTOIRE (...). IL LAISSE L'AUSTERITE DERRIERE LUI" (TSIPRAS).

"C'est un signe important pour l'Europe qui change", a ajouté M. Tsipras devant des milliers de personnes rassemblées sur l'esplanade de l'Université d'Athènes.

Alexis Tsipras s'adresse à ses supporteurs après sa victoire aux élections (AFP-Aris Messinis)

21:07 GMT - Attente - Dans le centre d'Athènes, sur l'esplanade de l'université bâtie par l'architecte allemand Ernst Ziller au 19ème siècle, plusieurs milliers de personnes attendent le discours d'Alexis Tsipras, toujours au siège de Syriza, mais attendu à la tribune à partir de 23h00, rapporte la journaliste Sophie Makris.

21:06 GMT - Passation - "Je rends un pays, qui est en train de sortir de la crise, qui est membre de l'Union européenne et de la zone euro et j'espère que le prochain gouvernement va maintenir ces acquis", a déclaré le Premier ministre Antonis Samaras devant la presse après avoir reconnu sa défaite.

"Nous avons réussi à faire sortir le pays du déficit et nous avons bâti les fondations de la croissance", a-t-il souligné.

Des supporteurs de Syriza fêtent la victoire du parti (AFP-Louisa Gouliamaki)

20:54 GMT - "Hellas! Hellas!" - Le Premier ministre sortant Antonis Samaras, qui a reconnu par téléphone sa défaite auprès d’Alexis Tsipras, vient prononcer un discours au palais Zappeion. Ses supporteurs crient "Hellas, Hellas, Antonis Samaras" ("Grèce, Grèce, Antonis Samaras"). Il les écoute de longues secondes en souriant largement, avant de les arrêter pour prendre la parole, rapporte Odile Duperry de l'AFP.

20:53 GMT -

20:37 GMT - LE PREMIER MINISTRE SORTANT SAMARAS RECONNAIT SA DEFAITE AUPRES DE TSIPRAS (SYRIZA).

"Le peuple grec a parlé et nous respectons sa décision", lance-t-il à ses partisans.

Elections législatives en Grèce : le parlement (AFP-S.Ramis/ A.Bommenel, abm/)

20:23 GMT - En embuscade - Depuis sa prison d'Athènes, où il est en détention provisoire avec les principaux dirigeants du parti d'inspiration néo-nazie Aube dorée, son leader Nikos Michaloliakos se pose comme "la troisième force politique". "Comme la constitution le prévoit, nous assumerons en troisième position la mission de former un gouvernement". Aube dorée décrocherait la troisième place avec 6,4% des suffrages.

S'il n'obtient pas de majorité absolue, Syriza se rendra dès lundi chez le président de la République Carolos Papoulias, qui lui confiera un "mandat exploratoire" de 3 jours pour tenter de trouver des alliances fermes avec d'autres partis, à hauteur d'au moins 151 députés au total. Si cette procédure échoue, M. Papoulias confiera le même mandat de trois jours au parti arrivé deuxième, et en cas de nouvel échec, au parti arrivé troisième, Aube Dorée

20:20 GMT - "Thriller" - Résultats partiels après le dépouillement des 35% des bulletins de vote: Syriza obtient 35,6% des voix, soit 148 sièges sur les 300 du Parlement. La majorité absolue sera "un thriller", selon la société en charge pour le dépouillement au ministère de l'Intérieur.

20:12 GMT - Bundesbank - Le président de la banque centrale allemande, Jens Weidmann, exhorte Syriza à "ne pas faire de promesses illusoires" à ses concitoyens.

"(...) J'espère que le nouveau gouvernement grec ne fera pas de promesses illusoires que le pays ne peut se permettre", a déclaré M. Weidmann à la chaîne publique ARD.

Le scrutin était surveillé de très près par les partenaires européens d'Athènes, inquiets de la volonté du dirigeant de Syriza, Alexis Tsipras, de "fermement" renégocier l'énorme dette grecque et défier de manière inédite les programmes d'austérité de l'UE.

20:09 GMT - Migrations - Le Commissaire européen aux migrations et vice-président du parti au pouvoir Nouvelle Démocratie, Dimitris Avramopoulos, est le premier membre du parti défait par Syriza à appeler Alexis Tsipras pour le féliciter de sa victoire. La rumeur donnait récemment M. Arvamopoulos possible candidat de Syriza pour la présidence de la République, rapporte la journaliste de l'AFP Sophie Makris.

Un supporteur de Syriza est submergé par l'émotion (AFP-Louisa Gouliamaki)

- "Peur sur l'euro" -

20:09 GMT - Bild - Le quotidien allemand Bild titre dans son édition de lundi: "Peur sur l'euro, Tsipras triomphe".

20:07 GMT - Aveu de défaite - Un ministre du gouvernement grec reconnaît la défaite. Détenteur du portefeuille des Réformes administratives, Kyriakos Mitsotakis, a "félicité Syriza", prévenant toutefois le parti qu'il "aurait bientôt à faire face à une situation difficile pour le pays".

Les supporteurs de Syriza après les premiers résultats (AFP-Louisa Gouliamaki)

20:01 GMT - "Ni satisfaits ni mécontents" - En Italie, Sandro Gozi, le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, affirme au site Affariitaliani.it, selon l'agence AGI: "Nous ne sommes ni satisfaits ni mécontents des résultats électoraux d'un pays partenaire en Europe. Nous respectons le vote et nous sommes prêts à travailler avec le nouveau gouvernement d'Athènes". "C'est certainement une victoire importante de Syriza. Maintenant nous devons voir les propositions que fera Tsipras. Nous pensons qu'après ce vote nous aurons de nouvelles opportunités pour poursuivre le changement en Europe en faveur de la croissance, des investissements et de la lutte contre le chômage".

19:31 GMT - SYRIZA CONSERVE UNE AVANCE DE PLUS DE 6 POINTS SUR LA DROITE AU POUVOIR APRES DEPOUILLEMENT d'1/4 DES BULLETINS (OFFICIEL).

Selon ces résultats partiels publiés deux heures et demi après la fermeture des bureaux de vote, Syriza obtient 35,4% des voix contre 29% à la Nouvelle Démocratie, parti du Premier ministre Antonis Samaras. Les néonazis d'Aube dorée décrochent à ce stade la troisième place avec 6,3% des suffrages.

19:21 GMT - Exultation - "Je suis super contente! Nous avons passé des moments très difficiles pendant la crise. J'ai l'espoir que ça change. C'est une nouvelle équipe et son programme a de quoi nous donner le sourire", exulte Eleni Papadopoulou, une salariée de 43 ans qui a du mal à se faire entendre dans la liesse autour du stand en plein air de Syriza.

19:11 GMT - Médias - Des forces anti-émeutes en faction devant les locaux de la Nouvelle télévision publique grecque (Nerit), dans la banlieue nord d'Athènes, selon l'Agence de presse grecque.

Nerit a remplacé l'ancienne Ert, fermée brutalement en juin 2013 pour gabegie et corruption dans le cadre des politiques d'austérité.

18:59 GMT - Ecrans télés - Sur la place Klafthmonos, où se trouve le principal kiosque du Syriza dans le centre d'Athènes, des centaines de personnes rassemblées, drapeaux rouges à la main, regardent les résultats partiels publiés graduellement par le ministère de l'Intérieur sur les écrans télés, installés par le parti.

18:50 GMT - "Bonne nouvelle" - Le PS français "se félicite de la victoire des forces de gauche en Grèce", "une bonne nouvelle pour le peuple grec", selon son secrétaire national à l'Europe, Philip Cordery.

18:46 GMT - "Absolument ravi" - Le numéro un du PCF Pierre Laurent se dit "absolument ravi" sur BFM TV. "Maintenant que la victoire semble extrêmement large, beaucoup plus large que ce qu'on pouvait imaginer, c'est un immense espoir qui nous saisit, un vrai bonheur pour le peuple grec, mais au-delà du bonheur pour nous tous en Europe". "Ce soir, le peuple grec (...) a vaincu la peur (...) Je crois qu'en France tous les espoirs sont permis après une victoire pareille en Grèce. En tout cas, c'est un encouragement extraordinaire pour nous qui travaillons au rassemblement des forces de gauche anti-austérité", estime-t-il.

Alexis Tsipras (AFP-S.Ramis/ A.Bommenel, abm/)

18:30 GMT - "Désaveu" pour l'UE - Jean-Marie Le Pen, président d'honneur du FN, assimile la probable victoire de Syriza en Grèce à un "désaveu" pour l'Union européenne, même s'il doute que le parti de la gauche radicale "fasse ce qu'il promet".

"Je ne suis pas sûr que le dirigeant de ce mouvement (Alexis Tsipras) fasse ce qu'il promet, puisqu'il va être soumis à de fortes pressions", a déclaré Jean-Marie Le Pen à la presse depuis la fédération FN de Paris.

La probable victoire de Syriza constitue toutefois "un désaveu de l'Union Européenne" qui va "dans le même sens que le combat que nous menons", a-t-il ajouté.

18:15 GMT - Tweet d'espérance - Sur Twitter le Syriza partage ce slogan: "L'espoir a gagné".

Les supporteurs du parti anti-austérité Syriza après les premiers résultats (AFP-Louisa Gouliamaki)

18:12 GMT - Tourner la page - "On tourne la page pour le pays, le peuple prend en mains son avenir", a déclaré à l'agence de presse Ana (semi-officielle) Yannis Milios, l'un des responsables économiques du Syriza, l'universitaire Yannis Milios. "(...) Cette victoire n'est pas un simple message mais le début d'un changement dans toute l'Europe".

Interrogé sur l'avenir des engagements de la Grèce selon le programme élaboré par l'Europe, M. Milios a prévenu que le programme élaboré par l'actuel ministre des Finances Guikas Hardouvelis, "était mort".

18:02 GMT - Filoche à Athènes - Le socialiste Gérard Filoche est à Athènes pour soutenir Alexis Tsipras. Il déclare à la journaliste Marina Rafenberg : "Il faut rejeter la dette partout en Europe", "que le chantage à l’austérité cesse".

Anna Melin, 30 ans, est la collaboratrice du député PS frondeur français Pouria Amirshahi. C’est la première fois qu’elle vient à Athènes pour des raisons politiques, explique-t-elle à Will Vassilopoulos devant le stand de Syriza. "On nous disait qu’il n’y avait qu’un seul chemin pour l’Europe, ce n’est donc pas le cas". "Nous avons rencontré depuis jeudi un maximum de personnes ici, pour comprendre comment ils ont réussi, afin d’esayer de faire la même chose en France".

- La fête -

17:59 GMT - Racines - Des habitants du village d'origine de d'Alexis Tsipras, Athamanio à Arta, dans le nord-ouest de la Grèce, font la fête dans un café après l'annonce des sondages de sortie de urnes, en attendant les résultats des élections. Selon des images publiées par le site Real.news, Athamanio, village de grand-père d'Alexis Tsipras, est l'un des villages montagneux en Grèce qui a participé à la résistance contre les nazis en 1944 aux côtés des communistes.

Les supporteurs de Syriza éclatent de joie après les premiers résultats (AFP-Louisa Gouliamaki)

17:57 GMT - Afflux - La foule grossit au stand de Syriza dans le centre d'Athènes. Plus de 2.000 personnes, selon la police, ont afflué vers la tente aux couleurs du parti et débordent désormais sur la grande avenue qui la longe. La musique grecque diffusée par les haut-parleurs est entrecoupée de coups de klaxon, constate Sophie Makris.

17:50 GMT - Premiers dépouillements - Le résultat des premiers dépouillements doit être publié à 19h30 GMT.

Syriza vainqueur (AFP-S.Ramis/ A.Bommenel, abm/)

17:44 GMT - "Lame de fond" - Jean-Luc Mélenchon, fondateur du Parti de gauche (PG) qualifie de "moment historique" pour l'Europe la victoire de la gauche radicale Syriza en Grèce.

"C'est une page nouvelle pour l'Europe. Peut-être que nous tenons l'occasion de refonder l'Europe, qui est devenue l'Europe fédérale des libéraux", affirme M. Mélenchon sur BFMTV, pour qui le succès de Syriza "est une lame de fond".

Le succès de Syriza donne un grand espoir aux autres formations de gauche radicale européennes, comme Podemos en Espagne, ou le Parti de gauche en France.

17:37 GMT - "Victoire claire" - "Victoire claire du Syriza", titre "in.gr", le plus grand site d'information en Grèce en soulignant "la forte victoire du Syriza selon les sondages sortie des urnes".

17:27 GMT - Explosion de joie - Explosion de joie au stand électoral de Syriza dans le centre d'Athènes, constate Marina Rafenberg de l'AFP.

Les supporteurs de Syriza expriment leur joie après les premiers résultats (AFP-Aris Messinis)

17:20 GMT - 150 ans - A 40 ans, Alexis Tsipras pourrait devenir, en cas de victoire, le plus jeune Premier ministre grec depuis 150 ans. Le coeur du programme de Syriza est de mettre "un terme à l'austérité" et de renégocier la dette colossale du pays, à 175% du PIB (plus de 300 milliards d'euros).

17:14 GMT - "CELA SEMBLE ETRE UNE VICTOIRE HISTORIQUE", "UN SOULAGEMENT POUR l'EUROPE" (PORTE-PAROLE SYRIZA).

C'est "un message qui n'affecte pas seulement les Grecs mais qui résonne dans

toute l'Europe et apporte un soulagement", a déclaré Panos Skourletis Skourletis.

L'histoire turbulente de la Grèce (AFP-K.Tian/A.Bommenel, abm)

17:07 GMT - Forte avance - Syriza devance de plus de huit points le parti de droite au pouvoir, selon un sondage sortie des urnes. L'écart va ainsi de 8,5 à 16,5 points, bien au-delà des derniers sondages.

Syriza obtiendrait ainsi entre 146 et 158 sièges au Parlement, 151 marquant la majorité absolue.

- "L'espoir arrive" -

17:03 GMT - Tic Tac - Depuis l'Espagne et devant quelque 8.000 militants de son jeune parti anti-libéral à Valence (est de l'Espagne), le secrétaire général du parti espagnol Podemos, Pablo Iglesias promet de "vaincre". "L'espoir arrive, la peur s'en va. Syriza, Podemos: nous vaincrons", a-t-il lancé peu avant la fermeture des bureaux de vote en Grèce.

"En Grèce, ce soir, nous l'entendons déjà: "Tic Tac Tic Tac Tic Tac". Nous voulons qu'on l'entende très vite en Espagne aussi", a-t-il dit.

17:00 GMT - SYRISA DEVANCE LE PARTI DE DROITE AU POUVOIR (SONDAGE SORTIE DES URNES)

16:58 GMT - Problèmes jumeaux - "Pour ma génération, ce sont les élections de notre vie. On suit la politique grecque depuis longtemps. La situation économique et social du Portugal est tellement comparable…", confie Catarina Principe, une portugaise de 28 ans membre du parti portugais "Left bloc".

16:55 GMT - Possible alternative? - Parmi ceux qui "ne voulaient pas rater une victoire historique" de Syriza, Alejandro Bordart, député argentin du Mouvement des travailleurs socialistes est venu passer quelques jours à Athènes: "l'Argentine suit énormément ce qui se passe en Grèce. La dette, elle y est confrontée depuis 30 ans et nous voulons voir si une alternative est possible".

16:52 GMT - Scrutin - Les 300 députés sont élus à la proportionnelle renforcée: 238 le seront dans la cinquantaine de circonscriptions du pays, et 12, généralement des personnalités, le seront à partir de "listes d'Etat", ce qui les dispense de faire campagne. Le parti arrivé premier dispose d'un bonus de 50 sièges supplémentaires, à choisir parmi les suivants de liste.

Par ailleurs, seuls les partis ayant réuni 3% des voix peuvent avoir des députés. L'enjeu est donc pour le parti arrivé premier d'obtenir 151 députés, soit la majorité absolue.

16:43 GMT - "Négocier avec les créanciers" - "Il n'y a pas de solution alternative sérieuse, il faut mettre de l'eau dans son vin et négocier avec nos créanciers", estime Christina Stamatopoulou, une femme médecin de 48 ans.

Le leader du parti radical de gauche Syriza Alexis Tsipras, salue la foule après avoir voté (AFP-Louisa Gouliamaki)

16:41 GMT - Partis "sérieux" - Spyros, un chômeur de 60 ans, ne croit pas que Syriza puisse changer les choses: "Rien ne va changer, il faut que +les sérieux+ partis, droite, socialistes ou La rivière (centre-gauche) s'allient".

Le Premier ministre conservateur grec Antonis Samaras, à la sortie des urnes (AFP-Valérie Gache)

16:40 GMT - "Contre les voleurs" - "Aube dorée sera le troisième parti, celui des patriotes pour lutter contre les voleurs, ceux qui ont amené le pays à ce point. Il faut des patriotes, des gens honnêtes pour lutter contre les intérêts étrangers, l'inculpation des dirigeants du parti, qui sont en détention provisoire depuis pus d'un an, c'est un complot contre ce parti de justice", dit Yorgos, 40 ans, commerçant, en sortant d'un bureau de vote dans le centre d'Athènes, à une heure de la fermeture des urnes.

- "Bella Ciao" -

16:37 GMT - Gauche européenne - Athènes, rendez-vous de la gauche européenne: depuis le début de la semaine, les têtes d'affiche des partis de gauche européens, de l'espagnol Podemos au Front de gauche français, défilent dans la capitale grecque pour s'afficher aux côtés de leur champion Alexis Tsipras. Mais pour les simples militants aussi, le "voyage d'Athènes" est un must. Ils sont des dizaines d'Allemands, Danois, Anglais, Italiens, Espagnols, Portugais, à piétiner autour du kiosque de Syriza dans le centre d'Athènes, trompant leur impatience en entonnant "Bella Ciao" ou se photographiant avec la drapeau Syriza flottant au vent, rapporte la journaliste de l'AFP Sophie Makris.

Le drapeau grec flotte au dessus du Parlement à Athènes (AFP-Angelos Tzortzinis)

16:32 GMT - Pénalisés - Temps de vote réduit dans la région montagneuse de Nafpaktia (centre): les électeurs ont eu quatre heures de moins que les autres pour voter. La neige sur les routes n’a permis d’ouvrir les bureaux de vote qu’en fin de matinée.

16:29 GMT - Estrade - Sur la place Klafthmonos, dans le centre d’Athènes, où est dressé le stand de Syriza, déjà une centaine de personnes sont rassemblées, agitant des drapeaux, un large sourire aux lèvres, rapporte le journaliste de l'AFP Will Vassilopoulos. Et à une centaine de mètres de là, devant l'Université d’Athènes, on assemble à la hâte une estrade. Il se murmure qu’Alexis Tsipras pourrait d’abord venir au stand, puis marcher jusqu’à l’université par la rue piétonnière qui les sépare. La cohue promet d’être rude…

16:28 GMT - Espoir ténu - Olga, 68 ans, est venue au siège de Syriza pour essayer d'apercevoir Alexis Tsipras. "Pour moi je n'ai pas beaucoup d'espoir, je suis âgée. Mais pour les jeunes générations cette victoire du Syriza est importante", dit-elle.

16:26 GMT - Attaque - Coups et blessures: cinq membres du parti d’extrême-gauche Antarsya-MARS ont indiqué avoir été attaqués par une dizaine de personnes devant un bureau de vote du Pirée, assurant que les assaillants portaient les insignes du parti d’inspiration néonazie Aube dorée. L’attaque n’a pas fait de blessé, mais deux personnes ont été arrêtées. Un stand d’Antarsya a par ailleurs été endommagé dans un autre quartier. Peu auparavant, un représentant d’Aube dorée avait été attaqué par un inconnu devant un autre bureau de vote du Pirée. Il a dû être conduit à l’hôpital et l’assaillant a disparu.

16:25 GMT - Méthodes "sordides" - Nouvelle Démocratie (ND), le parti du Premier ministre Antonis Samaras, s’est plaint de méthodes "sordides", après que plusieurs sites internet ont publié ce qui serait de premières estimations de vote. Cette plainte a entraîné l’intervention immédiate des autorités, qui ont fait retirer ces estimations.

16:23 GMT - "Vote utile" - Nina, 38 ans, vote dans le quartier de Néa Smyrni. Après avoir songé à voter pour le parti communiste (KKE) elle a préféré le vote utile et a apporté sa voix à Syriza. Notamment pour éviter qu’il ait à collaborer avec Potami ("la Rivière"), un nouveau parti de centre-gauche pro-européen dont Nina craint qu’il ne soit qu’un "regroupement caché" de partisans de l’actuel gouvernement. Elle remarque aussi que Syriza, s’il est seul au pouvoir, devra assumer toutes ses responsabilités, sans pouvoir les rejeter sur un partenaire.

16:22 GMT - Assertions - Aube dorée, parti d’inspiration néonazie grec, assure sur Twitter avoir réalisé de "gros scores" lui permettant d’obtenir la troisième place aux législatives.

16:18 GMT - Invisible - Alexis Tsipras, le leader de Syriza, est au siège du parti, enfermé dans son bureau avec ses collaborateurs. Il va sans doute rester invisible jusqu’à la fin du vote et aux premières estimations, selon son service de presse.

Vue d'isoloirs dans un bureau de vote lors des législatives à Athènes (AFP-Aris Messinis)

16:12 GMT - EN DIRECT - Les Grecs votent pour des législatives cruciales qui pourraient porter au pouvoir Syriza, parti de gauche radicale déterminé à contester les règles d'austérité imposées aux pays de l'UE depuis la crise.

Son leader, Alexis Tsipras, est donné grand favori dans les récents sondages face au parti conservateur Nouvelle démocratie (ND) du Premier ministre Antonis Samaras. Tsipras prône en particulier une restructuration massive de la dette (175% du PIB), ce qui alarme les partenaires de la Grèce au sein de l'UE et les marchés financiers.

Athènes vit depuis 2010 sous perfusion de la "troïka" des bailleurs de fonds (BCE, FMI et Commission européenne) qui se sont engagés à lui prêter quelque 240 milliards d'euros en échange d'une austérité drastique.

Syriza espère non seulement une victoire, mais la majorité absolue grâce au bonus de 50 sièges (sur 300) attribué d'office au vainqueur. Mais la mission semble difficile. Il devra plus probablement s'allier avec des partis comme "La Rivière", nouveau venu de centre-gauche crédité de 5 à 6% des voix après avoir fait entrer deux députés (sur 21 élus grecs) au Parlement européen en mai pour sa première apparition.

En cas d'échec des trois partis arrivés en tête à former un gouvernement, les Grecs devront retourner aux urnes en mars.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2015 AFP Agence France-Presse.
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. L'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.