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Israël tue trois chefs militaires et porte un coup sévère au Hamas

Rafah (Territoires palestiniens) (AFP) Jeudi 21 Août 2014

Des Palestiniens, qui escortent les corps de deux enfants tués dans un raid aérien israélien à Gaza, crient des slogans, le 21 août 2014 (AFP-Roberto Schmidt)

Israël a infligé un coup sévère au mouvement islamiste palestinien Hamas jeudi dans la bande de Gaza en tuant trois commandants de sa branche armée après avoir tenté d'éliminer son chef.

Au total, au moins 27 Palestiniens, dont plusieurs enfants, ont été tués et des dizaines blessés dans la journée par les frappes israéliennes dans l'enclave palestinienne où les hostilités ont repris mardi après un cessez-le-feu de neuf jours, selon les secours locaux.

Raëd al-Atar et Mohammed Abou Chamala "étaient sur notre liste des cinq terroristes du Hamas les plus recherchés à Gaza", a indiqué à l'AFP un porte-parole du Shin Beth, le Renseignement intérieur israélien.

Les deux chefs des Brigades Ezzedine al-Qassam, ainsi que Mohammed Barhoum, également présenté comme un dirigeant du bras armé du Hamas, ont été tués à Rafah, dans un raid mené par l'aviation en coordination avec le renseignement israélien, selon les belligérants.

Le raid a fait au moins quatre autres morts à Rafah, la ville du sud du territoire qui avoisine la frontière égyptienne et qui est l'un des secteurs les plus dévastés par la guerre, ont indiqué les secours.

Il n'a laissé de l'immeuble dans ou près duquel se trouvaient les victimes qu'un cratère et un tas de ruines. A en croire des témoins, les Israéliens ont employé les grands moyens en décochant pas moins de neuf missiles.

- Funérailles tendues -

Mohammed Abou Chamala, commandant pour le sud de la bande de Gaza, et Raëd al-Atar étaient traqués pour leur implication notamment dans l'enlèvement du soldat Gilad Shalit en 2006 -libéré en 2011- et la mort de trois soldats à Rafah le 1er août.

L'armée a fait pleuvoir un déluge de feu sur et autour de Rafah après la mort des trois soldats attaqués lors d'une opération de destruction de tunnels.

Des secouristes palestiniens creusent dans les gravats d'un immeuble détruit par des bombardements israéliens à Rafah dans le sud de la bande de Gaza, le 21 août 2014 (AFP-Said Khatib)

Raëd al-Atar était considéré comme le principal ingénieur du système sophistiqué de souterrains d'attaques du Hamas, dont la destruction est l'un des principaux objectifs de l'offensive israélienne déclenchée le 8 juillet.

Des milliers de partisans du Hamas en colère ont accompagné les trois hommes au cimetière.

Ils ont été tués après qu'une opération ciblée eut, semble-t-il, visé mardi soir le chef des Brigades al-Qassam, Mohammed Deif. Sa femme et leur garçon de sept mois ont été enterrés mercredi. Un autre enfant de l'insaisissable Deif, Sara, 3 ans, a été retirée morte des décombres jeudi, selon les secours.

Le sort du chef militaire reste incertain. Son groupe a assuré qu'il était encore vivant.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est gardé mercredi de confirmer ou d'infirmer que Mohammed Deif avait été visé et a fortiori qu'il avait échappé pour la sixième fois à une tentative d'élimination. Mais il a jugé que "les dirigeants des organisations terroristes sont des cibles légitimes".

- 'Israël devra payer le prix' -

Il a aussi martelé qu'Israël poursuivrait ses opérations aussi longtemps que nécessaire. Dix mille réservistes ont été rappelés jeudi, ont rapporté les médias sans que l'on sache s'il s'agit d'un renforcement ou d'une rotation des effectifs.

"L'assassinat des dirigeants des Brigades Ezzedine al-Qassam est un crime qui ne brisera pas notre détermination, ni n'affaiblira notre résistance, mais dont Israël devra payer le prix", a prévenu un porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri.

Au moins 2.078 personnes ont été tuées à Gaza depuis le lancement par Israël de son opération visant aussi à faire cesser les tirs de roquettes, selon les secours. Parmi elles, 61 ont péri depuis la rupture de la trêve mardi et l'échec des négociations indirectes entre Israéliens et Palestiniens au Caire.

Raids aériens sur Gaza (AFP-JM Cornu/V.Lefai)

Dans la ville de Gaza, quatre hommes ont été tués lors d'un enterrement. Mais l'armée a dit avoir visé là des combattants palestiniens qui tentaient de tirer des roquettes d'un cimetière.

L'armée a décompté 283 tirs de roquettes sur Israël depuis mardi, sans faire état de victimes. En revanche, douze obus ont touché un secteur très proche de Gaza et fait un blessé grave. Au total, 64 soldats et trois civils ont péri côté israélien en depuis le début du conflit.

Les tirs de roquettes ont épargné l'aéroport international de Tel-Aviv, malgré la mise en garde mercredi des Brigades Al-Qassam qui avaient prévenu les compagnies aériennes étrangères de ne pas se poser à l'aéroport laissant entendre qu'il serait à nouveau pris pour cible.

La compagnie égyptienne Air Sinaï a quand même annoncé l'annulation de ses vols de jeudi.

Entre la soif probable de vengeance du Hamas et le refus israélien de négocier "sous les bombes", les pourparlers avortés du Caire ne donnent aucun signe de devoir reprendre.

L'émir du Qatar, cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, dont le pays soutient le Hamas, a réuni à Doha Khaled Mechaal, chef en exil du Hamas, et le président palestinien Mahmoud Abbas pour des concertations après la rupture de la trêve.

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