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Référendum en Grèce - EN DIRECT

Athènes (AFP) Dimanche 05 Juillet 2015

Rassemblement de partisans du non devant le Parlement grec, à Athènes, le 5 juillet 2015 (AFP-ARIS MESSINIS)

22:45 - LE POINT à 22H45 - Les Grecs ont nettement rejeté dimanche lors du référendum le plan des créanciers de leur pays, précipitant Athènes dans l'incertitude sur son maintien dans la zone euro.

Le gouvernement Tsipras a annoncé aussitôt sa volonté de se rasseoir dès lundi à la table des négociations, fort de ce soutien massif du pays.

"Nous allons négocier d'une manière positive avec la Banque centrale européenne et la Commission européenne", a indiqué le ministre des Finances Yanis Varoufakis alors que près de 90% des bulletins dépouillés donnent une nette avance du non à 61%, contre 38% pour le oui.

Tandis que la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande sont "d'accord" pour dire qu'il faut "respecter le vote" des Grecs et pour appeler à un sommet de la zone euro mardi, le ministre allemand de l'Economie Sigmar Gabriel a réagi durement, déclarant que de nouvelles négociations avec Athènes paraissent "difficilement imaginables" et que le Premier ministre grec Alexis Tsipras a "coupé les derniers ponts" entre son pays et l'Europe.

Sur la place Syntagma d'Athènes, au pied du Parlement grec, des milliers de personnes se sont rassemblées pour manifester leur joie, agitant des drapeaux et scandant "Oxi" (Non en grec), leurs visages rayonnants.

22:44 - Alexis Tsipras a salué "le courage" du peuple grec: "Notre pays a besoin, plus que jamais, de l'unité nationale pour dépasser les difficultés (...) Aujourd'hui nous fêtons la victoire de la démocratie mais demain, tous ensemble, nous continuerons l'effort de sortie de crise," a-t-il conclu.

22:44 - Le non grec au référendum fait du Grexit un "scénario réaliste", a prévenu le ministre slovaque des Finances, Peter Kazimir.

22:43 - "Il existe des solutions viables, il suffit que les deux parties le souhaitent. Avec ce choix courageux, le peuple grec a répondu à la question et il a changé le dialogue européen", a affirmé le Premier ministre grec.

22:41 - "Dès demain la Grèce revient à la table des négociations pour une reconstitution rapide de notre système bancaire", a déclaré Alexis Tsipras lors d'une allocution à Athènes.

"Je suis sûr que la BCE comprend complètement la situation de la Grèce sur le plan humanitaire, et que nous sommes aussi prêts à continuer la négociation avec un plan solide (...) Avec un plan crédible en collaboration avec la Commission européenne. Mais cette fois, dans cette négociation, il y aura en plus la question de la résolution de la dette, ce qui était absent jusqu'ici", a-t-il ajouté.

22:21 - "De façon immédiate, les liquidités des aides d'urgence de la Banque grecque vont très probablement être utilisées ces prochains jours, menant à l'épuisement des réserves en liquide aux distributeurs ainsi qu'à l'impossibilité de financer les biens d'importation par des paiements. L'impact économique sera important", note dans un rapport la Deutsche Bank.

Des partisans du non se réjouissent des résultats du référendum à Athènes, le 5 juillet 2015 (AFP-LOUISA GOULIAMAKI)

22:17 - "L'Europe, et l'idée de l'Europe, a gagné", écrit dans le New York Times le prix Nobel d'Economie Paul Krugman.

22:12 - Le chef de l'opposition conservatrice et ex-Premier ministre grec Antonis Samaras, partisan du oui, démissionne.

"Je comprends que notre parti a besoin d'un nouveau départ, dès aujourd'hui je démissionne de la direction", a indiqué Antonis Samaras, qui avait été Premier ministre au pic de la crise, entre juin 2012 et janvier 2015, avant d'être battu par l'actuel Premier ministre Alexis Tsipras.

22:08 - La chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande se sont entretenus au téléphone dimanche soir au sujet de la Grèce, et demandent la convocation d'un sommet de la zone euro mardi, selon un communiqué de la chancellerie.

"Tous deux sont d'accord sur le fait que le vote des citoyens grecs doit être respecté", selon ce bref communiqué.

En outre, "la chancelière et le président de la République se prononcent en faveur de la convocation d'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro mardi". Ils ont formulé cette demande à Donald Tusk, président du conseil européen, selon l'entourage du président français.

M. Hollande a eu successivement au téléphone dans la soirée le Premier ministre grec Alexis Tsipras, Mme Merkel, et les dirigeants des institutions européennes Jean-Claude Junker (Commission européenne), Martin Schulz (Parlement européen) et M. Tusk, a précisé l'Elysée.

21:55 - Julia Klöckner, députée conservatrice proche de la chancelière Angela Merkel, regrette elle aussi le vote grec. "M. Tsipras ne devrait pas croire qu'il peut mettre l'Europe sous pression avec le résultat" du référendum, déclare-t-elle dans un communiqué.

"Il n'y a pas que la volonté du peuple grec qui compte, mais aussi celle des citoyens des autres pays européens", ajoute-t-elle. "L'UE n'est pas un club à la carte, dans lequel chacun décide pour soi des règles du jeu et les autres paient la facture".

21:40 - Les Grecs "ont dit non à l'aide (européenne) donc ils ont dit non aussi à la zone euro. Ce sera donc probablement une nouvelle étape vers la sortie (d'Athènes) de la zone euro", estime la Première ministre polonaise Ewa Kopacz.

"Si l'UE reste fidèle à ce qu'elle a dit avant le référendum, les Grecs vont probablement quitter la zone euro", ajoute-t-elle à la télévision publique TVP Info.

Le ministre des Finances grec lors de son allocution à Athènes dimanche (AFP-Andreas Solaro)

21:29 - "Aujourd'hui, la Grèce a refusé l'ultimatum du 25 juin," déclare Yanis Varoufakis en conférence de presse, assurant que "le non est un outil pour tendre la main" aux partenaires du pays et que, dès lundi, le gouvernement va oeuvrer pour "trouver un terrain d'entente" avec l'UE et le FMI.

21:29 - Berlin réagit fermement. Tsipras "a coupé les derniers ponts" entre la Grèce et l'Europe, accuse le ministre allemand de l'Economie Sigmar Gabriel.

"Après le refus des règles du jeu de la zone euro, tel qu'il s'exprime par le vote non, des négociations sur des programmes d'aide chiffrés en milliards paraissent difficilement imaginables", ajoute le vice-chancelier du gouvernement d'Angela Merkel, dans un entretien au quotidien Tagesspiegel à paraître lundi.

21:20 - Le Premier ministre d'Estonie, Taavi Roivas, se dit inquiet de la victoire du non. "Cela n'augure rien de bon pour l'avenir du peuple grec", tweete-t-il, tandis que Straujuma Laimdota, la Premier ministre de Lettonie, juge les résultats du référendum avec prudence, estimant qu'ils vont rendre "toute discussion extrêmement complexe".

21:19 - Les partisans du non continuent d'affluer place Syntagma, au pied du Parlement, scandant des slogans contre l'austérité, rapporte le journaliste de l'AFP Alvaro Villalobos.

"Non, pour une patrie libre", "Non, pour l'avenir pour nos enfants", "Les banques en prison", peut-on notamment lire sur les banderoles de sympathisants proches d'un parti de gauche extra-parlementaire, Epam (Front uni pan-populaire).

21:15 - Le gouvernement allemand s'inquiète. "Rien ne va être plus facile" après la victoire du non, prévient dans un tweet le secrétaire d'Etat allemand Michael Roth, premier membre du gouvernement Merkel à réagir.

"Ceux qui ce soir se réjouissent n'ont pas compris à quel point la situation est grave", commente-t-il.

21:12 - "Pour tous les amoureux de l'Europe, la sortie de la Grèce de la zone euro ne peut être considérée comme une option. Dès demain, les négociations doivent impérativement reprendre entre le gouvernement d’Athènes et les institutions créancières" a réagit Claude Bartolone, président PS de l'Assemblée nationale, dans un communiqué.

21:11 - Alexis Tsipras s'est entretenu au téléphone avec François Hollande, selon des sources gouvernementales grecques.

21:02 - Les Européens doivent "recommencer à chercher un accord", pour sortir du "labyrinthe grec", réagit le ministre italien des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni, dans un tweet.

De son côté, le président du Conseil, Matteo Renzi, a convoqué lundi à 09H30 (07H30 GMT) son ministre de l'Economie Pier Carlo Padoan, pour examiner la nouvelle donne issue des résultats du référendum.

20:57 - Depuis l'Espagne, le chef du parti anti-libéral Podemos, allié du grec Syriza, se réjouit. Pablo Iglesias salue "la victoire de la démocratie" en Grèce sur son compte Twitter.

"La joie se respire au siège de Syriza", a de son côté déclaré Rafael Mayoral, un autre dirigeant de Podemos, depuis la Grèce.

20:56 - Euclide Tsakalotos, ministre adjoint aux Affaires internationales et coordinateur des négociations avec les créanciers, affirme qu'Athènes va retourner aux discussions "pour négocier sur les réformes, sur la dette, et sur un plan de croissance pour avoir quelque chose de viable."

"La partie en face sait désormais qu'on ne va pas signer n'importe quel accord (...) on est prêt dès ce soir à discuter", poursuit le ministre.

20:52 - Place Syntagma, des milliers de partisans du non sont déjà arrivés. Parmi eux, George Kotsakis, 55 ans, vêtu d'un jogging au motif des jeux Olympiques d'Athènes 2004, tient un drapeau à la main: "Je suis ravi, c'est merveilleux, la vie sera différente a partir de maintenant."

Jenny, 27 ans, employée, est venue "fêter" avec une amie. "Je suis heureuse. Le non, c'est la meilleure option. Nous avons pris une décision en ne pensant pas à la peur mais en pensant au futur. J'espère que le non nous apportera un meilleur avenir", dit-elle aux journalistes de l'AFP Pauline Froissart et Alvaro Villalobos.

20:50 - Cela se précise: sur la moitié des bulletins dépouillés, le non l'emporte à 61,21%.

20:45 - A New York, l'euro recule à 1,0968 dollar (-1,54%)dans les échanges électroniques précédant l'ouverture des marchés asiatiques, après les premiers résultats partiels du référendum grec.

Dans le centre d'Athènes, une femme célèbre la victoire du non au réferendum grec (AFP-Andreas Solaro)

20:31 - La Grèce a fait un "pas vers la sortie de la zone euro", selon le vice-ministre russe de l'Economie, Alexeï Likhatchev, cité par l'agence officielle TASS, tout en précisant qu'il était prématuré de dire que la Grèce "irait jusqu'au bout du chemin".

20:12 - Jean-Luc Mélenchon, cofondateur du Parti de gauche, appelle dimanche sur Twitter à un rassemblement à partir de 21H30 place de la république à Paris pour célébrer la probable victoire du "non" au référendum en Grèce.

20:09 - Les manifestations de joie se multiplient au centre d'Athènes. Des centaines de partisans du non affluent sur la place Syntagma, en face du Parlement grec, en brandissant des drapeaux blanc et bleu et des pancartes frappées du mot "oxi", tout en scandant des slogans contre l'austérité, constate un journaliste de l'AFP sur place.

- Le non largement en tête -

20:02 - La forte avance pour le non se confirme. Avec 30,60% des votes dépouillés, "oxi" arrive en tête à 60,75%, contre 39,25% pour le oui.

19:52 - Selon Eric Woerth (Les Républicains) interrogé sur BFMTV, la Grèce "a vraiment choisi de sauter dans l'inconnu (..), et je pense qu'il faut qu'il y ait beaucoup d'initiatives de la part de la zone euro, sans la Grèce, pour regarder quelles conséquences tirer, et il faut à ce moment poser la question de savoir si on accompagne la Grèce vers sa sortie de l'euro, puisque qu'elle l'a décidée ce soir."

Une femme célèbre la victoire du non au référendum sur la place Syntagma à Athènes, le 5 juillet 2015 (AFP-ANGELOS TZORTZINIS)

19:33 - Selon Athènes, la Banque de Grèce "va demander dimanche soir à la BCE" de remonter le plafond des aides d'urgence aux banques grecques qui sont fermées depuis une semaine et risquent de manquer rapidement de fonds.

19:25 - Une large avance pour le non: selon des chiffres mis en ligne par le ministère de l'Intérieur grec, après le dépouillement de 17% des bulletins, le non l'emporte à 60,39% contre 39,61% pour le oui.

19:21 - Les directeurs du Trésor des pays de la zone euro, instance préparatoire aux rencontres des 19 ministres des Finances de la zone euro, se réuniront demain lundi pour discuter de la Grèce.

Mercredi, par la voix du chef de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem, les ministres des Finances des pays membres de l'union monétaire avaient dit vouloir attendre les résultats du référendum avant d'examiner une nouvelle demande d'aide formulée par Athènes. Jeroen Dijsselbloem s'était montré pessimiste sur la possibilité que la Grèce reste dans la zone euro en cas de victoire du non au référendum.

19:10 - "Les chantages financiers et mesquineries politiques n'auront pas raison du souffle de dignité et de liberté qui envahit le berceau de la démocratie", salue sur son compte twitter Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.

19:09 - "Le peuple grec a prouvé qu'il n'est pas soumis au chantage, à la terreur, et la menace, la démocratie a gagné", écrit sur son compte twitter Panos Kammenos, ministre de la Défense et dirigeant du petit parti Grecs Indépendants (Anel) qui participe à la coalition gouvernementale de la gauche radicale Syriza d'Alexis Tsipras.

Comptage des bulletins dans un bureau de vote d'Athènes (AFP-Louisa Gouliamaki)

19:06 - Le gouvernement grec déclare qu'il y aura une "intensification des initiatives à partir de ce soir pour arriver à un accord" entre Athènes et ses créanciers UE et FMI.

Le porte-parole Gabriel Sakellaridis a déclaré à la chaîne ANT1: "Un grand travail de préparation a été fait pour arriver à un accord (...) la Banque de Grèce va envoyer une demande ce soir à la BCE, nous pensons qu'il y a des arguments solides pour faire remonter (le plafond de) l'ELA", l'aide d'urgence aux banques grecques qui sont fermées depuis une semaine et risquent de manquer rapidement de fonds.

19:04 - L'ancien ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon réagit au possible succès du non au référendum grec: "C'est la victoire d'une méthode et l'échec d'un projet sournois et calamiteux. La crise a été provoquée de manière absolument délibérée par l'Eurogroupe. (...) Il y a une tentative de putsch contre (Alexis) Tsipras, c'est un coup d'état financier et j'assume mon propos. (...) Le jeu est fini, vous avez perdu, cette fois-ci c'est le non. (...) Maintenant il faut parler sérieusement du fait que les dettes souveraines en Europe ne sont pas remboursables, il faut une conférence européenne des dette souveraines," a-t-il dit sur LCI/RTL/Le Figaro.

19:04 - Dominique Bussereau, député Les Républicains, tweete en réaction aux sondages donnant le non gagnant: "Si le non l'emporte ce n'est pas la victoire de la gauche extrême mais une défaite de la Grèce moderne et un risque de chaos".

18:49 - Des médias citent Yanis Varoufakis, affirmant qu'il aurait prédit obtenir un nouvel accord dans les 24 heures. Le ministre des Finances préfère préciser sa pensée sur son compte twitter. "En 24 heures, nous pourrions avoir un accord", écrit-il, prudent.

Les échéances des remboursements de la Grèce au FMI et à la BCE en 2015 (AFP--, tsq/vl)

18:42 - Selon le journaliste de la BBC Robert Peston, le ministre des Finances Yanis Varoufakis et la Banque nationale grecque tiendront une réunion d'urgence avec les banques dans la soirée, une fois les résultats officiels publiés.

18:41 - A Athènes, à la sortie d'un bureau de vote dans le quartier chic Kolonaki, Margarita, retraitée, s'insurge: "Le référendum a été organisé très vite, les gens ont souffert, on aurait pu l'éviter, ca m'a fait du mal de voir les queues des retraités devant les distributeurs".

Son fils, Christos à côté d'elle, employé dans une entreprise grecque: "la démagogie sur ce référendum était incroyable, la question était compliquée, le gouvernement aurait dû conclure un accord, maintenant c'est un grand risque si le non l'emporte", rapporte la journaliste de l'AFP Hélène Colliopoulou.

18:27 - Près de six Français sur dix souhaitent que la Grèce reste dans la zone euro, selon un sondage BVA pour Orange et I-Télé.

Selon cette enquête réalisée les 2 et 3 juillet par téléphone auprès de 1.098 personnes représentatives de la population française, 57% des sondés souhaitent que la Grèce reste dans la zone euro, malgré les difficultés que rencontre le pays. Ce score est identique à celui obtenu lors d'un précédent sondage il y a un mois.

18:14 - Les résultats semblent serrés. Un sondage de la chaîne Star donne au non une fourchette entre 49% et 54% contre 46 à 51% au oui. La chaîne Mega donne entre 49,5% et 53,5% au non et entre 46,5% et 50,5% pour le oui.

18:10 - Le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel se rencontreront lundi soir à l'Elysée pour "évaluer les conséquences du référendum en Grèce", annonce la présidence française.

"Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la coopération permanente entre la France et l’Allemagne pour contribuer à une solution durable en Grèce", a précisé l'Elysée.

Un drapeau grec flotte au dessus de l'Acropole à Athènes (AFP-ARIS MESSINIS)

18:00 - Selon des sondages par téléphone, le non aux créanciers semble l'emporter.

17:59 - FERMETURE DES BUREAUX DE VOTE

17:50 - La crise financière est allée crescendo: entre 2007 et 2014, la dette publique est passée de 107% du PIB à 177%, soit 317 milliards d'euros. Un premier plan d'aide de 110 milliards d'euros avait été accordé à la Grèce en 2010 par l'UE, la BCE et le FMI, assorti d'un plan d'austérité drastique.

Devant la détérioration de la situation, un second plan de sauvetage a été rendu nécessaire en 2012, combinant 130 milliards de prêts supplémentaires et un effacement massif de la dette privée (107 milliards d'euros), en contrepartie de nouvelles mesures d'assainissement. Le dernier versement de ce prêt (7,2 milliards), dont l'échéance était fixée au 30 juin, est conditionné par les créanciers à l'adoption de nouvelles mesures d'économies.

17:42 - Les effets des politiques d'austérité se sont vite faits sentir. Entre 2010 et 2013, le revenu moyen par habitant a baissé de plus de 3.000 euros. Quant au chômage, il a presque été multiplié par 4, atteignant 27,5% en 2013. Chez les moins de 25 ans, il a même triplé, passant de 21,9% à presque 60% en 2013.

- Nouvelle monnaie ? -

17:31 - Une victoire du non au référendum en Grèce forcerait le pays à introduire rapidement une nouvelle monnaie, prévient le président du Parlement européen Martin Schulz.

Si les Grecs votent non, "ils devront introduire une autre monnaie, puisqu'ils n'auront plus d'euros à disposition comme moyen de paiement", a-t-il expliqué dans une interview à la radio publique allemande Deutschlandfunk.

Mais quelle que soit l'issue du scrutin, "nous ne laisserons pas tomber les gens en Grèce", a aussi assuré M. Schulz dans les colonnes du journal allemand Welt am Sonntag.

17:26 - L'économie grecque est au ralenti. Dimanche 28 juin, Tsipras a annoncé la fermeture des banques pour une semaine et l'instauration d'un contrôle des capitaux afin de préserver le pays d'un effondrement bancaire. Les retraits aux guichets automatiques ont été limités à 60 euros par jour. Depuis, les files d'attente se sont allongées devant les distributeurs.

Mercredi, seule exception à la fermeture décrétée par le gouvernement, les banques ont rouvert jusqu'à vendredi afin de permettre aux retraités qui n'ont pas de carte de crédit de retirer 120 euros.

17:25 - Beaucoup de soutiens du oui craignent qu'une victoire du camp adverse conduise à une sortie du pays de la zone euro.

"La vérité c'est que je n'ai pas compris les questions. Sur les bulletins de vote, ils parlent de deux documents en anglais, mais ils ne disent rien de la TVA, il n'y a rien de concret. Les Européens ont dit que si le non gagne, nous retournerons à la drachme. C'est pour ça que j'ai voté oui", raconte à l'AFP Giorgos, vendeur dans un magasin de Tshirts et maillots de bain de l'île d'Egine.

17:00 - Le ministre français de l'Economie Emmanuel Macron a jugé ce dimanche que "quelle que soit" l'issue du référendum en Grèce, les Européens devaient "reprendre des discussions politiques" avec le pays.

"Si le non l'emporte, ce serait une erreur historique d'écraser le peuple grec", a-t-il déclaré, appelant à "ne pas faire le traité de Versailles de la zone euro".

Le référendum grec du 5 juillet (AFP-L.Saubadu/T.Saint-Cricq, tsq/fh)

16:54 - La victoire du oui, désaveu pour le gouvernement, ne résoudrait pas tout. Le ministre des Finances, Yanis Varoufakis, a déjà prévenu qu'il démissionnerait, tandis que le Premier ministre a laissé planer le doute.

Si Tsipras tombe, deux possibilités attendent le pays. Premier cas: un gouvernement d'unité nationale sera formé, sur les bases de l'actuel Parlement. Un scénario compliqué, en raison des divergences entre les partis d'opposition et Syriza.

Deuxième cas: des élections anticipées devront être organisées. Or, rien ne dit que la Grèce ne reviendrait pas à la situation de départ, et qu'Alexis Tspiras ne serait pas réélu.

16:49 - Qu'arrivera-t-il si le non l'emporte? Il s'agirait d'un "saut dans l'inconnu", préviennent les observateurs. Athènes mise sur une reprise des négociations avec ses créanciers pour obtenir un nouvel accord. Pas sûr cependant que les partenaires de la Grèce acceptent.

En cas de rupture complète du dialogue, les banques grecques, que la BCE n'alimentera plus en argent frais, pourraient se retrouver en faillite. Le gouvernement pourrait créer des liquidités avec des reconnaissances de dettes. Des titres provisoires susceptibles de perdre rapidement leur valeur. A la clef, une inflation galopante menacerait alors le pays.

16:47 - Selon les sondages des derniers jours, le oui et le non sont presque à égalité, avec un petit avantage au oui. Mais il y a quelque 10% d'indécis, qu'Alexis Tsipras a encouragé dans la matinée à voter "oxi" (non). Se voulant rassurant, le Premier ministre a assuré, sur le chemin des urnes, qu'"aujourd'hui est un jour de fête et de joie".

16:42 - EN DIRECT - Près de 10 millions de Grecs votent depuis ce matin pour un référendum indécis dont le résultat sera crucial pour l'avenir du premier gouvernement de gauche radicale de l'UE, mais aussi pour la place de la Grèce dans l'Europe et l'avenir de la zone euro.

La consultation arrive après cinq mois de discussions infructueuses, entre le gouvernement d'Athènes et les créanciers du pays.

Prenant acte de l'impasse, le premier ministre Alexis Tsipras a annoncé le 27 juin ce référendum qui pose une question d'autant plus alambiquée que la Grèce n'est plus sous aucun programme d'aide depuis le 30 juin au soir: "Faut-il accepter le plan d'accord soumis par la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI) lors de l'Eurogroupe du 25 juin?".

Les bureaux sont ouverts jusqu'à 16H00 GMT (18H00, heure française) et les premiers résultats sont attendus en début de soirée.

Des Grecs dans l'isoloir dimanche à Athènes (AFP-Angelos Tzortzinis)

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