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Toshiba: AG en pleine crise, accord de vente des puces-mémoires reporté

Tokyo (AFP) Mercredi 28 Juin 2017

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Le président de Toshiba Satoshi Tsunakawa lors d'une conférence de presse à Tokyo le 23 juin 2017 (AFP/Archives-Toshifumi KITAMURA)

Le conglomérat japonais Toshiba s'est avoué mercredi incapable de signer la vente, jugée cruciale, de son activité de puces-mémoires avant l'assemblée générale de ses actionnaires, un nouveau revers qui risque de rendre encore plus houleuse cette réunion annuelle.

Le géant traverse une énorme crise financière et les petits porteurs risquent d'avoir la sensation d'être menés en bateau.

Le groupe prévoyait de signer avant ce mercredi 10H00 (01H00 GMT) un contrat pour céder à un consortium nippo-américain mené par un fonds semi-public japonais sa filiale de puces-mémoires, Toshiba Memory.

"Nous poursuivons les discussions mais des ajustements sont nécessaires du côté de plusieurs participants au consortium et nous ne sommes pas à ce stade parvenus à un accord", a expliqué Toshiba dans un bref communiqué, à une demi-heure de l'ouverture de l'AG.

"Nous ambitionnons de signer le plus vite possible", a écrit Toshiba, sans cette fois fixer d'échéance précise.

Les embûches existent depuis le départ, dont l'opposition résolue à la vente du partenaire de Toshiba dans les mémoires depuis 17 ans, l'Américain SanDisk (groupe Western Digital), mais le patron de Toshiba, Satoshi Tsunakawa, les a publiquement minimisées la semaine dernière en affichant une grande confiance dans la possibilité d'aboutir à un accord en quelques jours.

Cette cession est essentielle, car elle doit rapporter quelque 2.000 milliards de yens (16 milliards d'euros) pour sortir en partie Toshiba de la panade et éviter la suppression de son action sur les marchés de Tokyo et Nagoya.

Les actionnaires ont déjà été échaudés à maintes reprises.

Après un scandale de malversations comptables qui a décimé sa direction en 2015, Toshiba est désormais plombé par les mauvais calculs de sa filiale nucléaire américaine Westinghouse, mise en faillite et où existent aussi des soupçons d'irrégularités d'ex-responsables.

C'est dans ce contexte, et alors que l'action Toshiba est menacée d'être purement et simplement radiée de la Bourse, que les dirigeants doivent s'exprimer devant des petits porteurs qui ont de plus en plus de mal à croire leurs propos.

Car Toshiba repousse sans cesse l'échéance de la publication de son bilan financier de l'année comptable passée (avril 2016 à mars 2017): il ne sera au mieux disponible que le 10 août et sera, c'est confirmé par le groupe, calamiteux, avec une perte nette qui devrait avoisiner les 1.000 milliards de yens (8 milliards d'euros).

La façon dont M. Tsunakawa présente la situation lors des conférences de presse et son relatif optimisme pour résoudre la crise sont si souvent démentis par les faits qu'il risque d'affronter ce mercredi des actionnaires en colère.

Le cours de l'action Toshiba a quasiment été divisé par deux en deux ans, depuis les révélations sur des irrégularités comptables de grande ampleur dont se sont rendus coupables plusieurs PDG successifs entre 2008/2009 et 2014/2015.

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