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Chine: 60% des nappes phréatiques polluées

Pékin (AFP) Mercredi 23 Avril 2014

Une rivière polluée dans la province du Henan en Chine le 6 novembre 2009 (AFP/Archives-Peter Parks)

Environ 60% des eaux souterraines soumises à analyse en Chine sont impropres à la consommation sans traitement, a rapporté la presse d'Etat, confirmant ainsi l'inquiétant niveau de pollution de l'environnement dans la deuxième économie mondiale.

Cette qualité de l'eau mesurée autour de 203 villes chinoise l'an dernier a été jugée dans la plupart des cas "relativement mauvaise" ou "très mauvaise".

Dans le premier cas, l'eau est considérée non potable sans traitement. Dans le second cas, l'eau est considérée comme impropre à la consommation, même en étant traitée.

La proportion d'eau considérée non potable sans traitement a augmenté de 57% depuis 2012, a révélé l'étude dont a fait été l'agence de presse Chine nouvelle.

La dégradation du milieu naturel inquiète de façon croissante la population chinoise, de moins en moins prête à accepter que l'environnement soit sacrifié sur l'autel de la croissance.

La vaste majorité des cours d'eau en Chine sont également moyennement ou gravement pollués et les scandales sur la contamination des nappes phréatiques sont fréquents.

- Pollution de l'air et des sols -

La ville de Zengzhou en Chine sous la pollution le 6 novembre 2009 (AFP/Archives-Peter Parks)

Sans parler des controverses sur l'effroyable dégradation de la qualité de l'air, qui touche des régions entières chinoises.

La semaine dernière, le gouvernement avait annoncé que la pollution des sols en Chine touchait une surface estimée à près de deux fois la superficie de la France.

Plus de 80% des polluants retrouvés dans les superficies arables ne sont pas d'origine biologique, selon cette enquête menée sur une période de huit ans, de 2005 à 2013, et dont les résultats ont été longtemps gardés secrets.

Le ministère chinois de la Protection de l'environnement n'a reconnu qu'en 2013 l'existence de "villages du cancer", plusieurs années après que des informations avaient fait état d'un nombre de cas plus élevé que la moyenne dans certaines régions particulièrement polluées du pays.

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