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Bilan définitif de l'explosion de Rosny: 8 morts, 11 blessés

Rosny-sous-Bois (AFP) Lundi 01 Septembre 2014

Des pompiers fouillent le 1er septembre 2014 avec une tractopelle les décombres de l'immeuble qui s'est effondré à Rosny-sous-Bois (AFP-Martin Bureau)

L'effondrement d'un immeuble à Rosny-sous-Bois, soufflé par une explosion due selon toute vraisemblance à une fuite de gaz, a fait huit morts et onze blessés, selon un bilan définitif établi lundi par les sauveteurs auxquels se substituent désormais les enquêteurs.

L'accident, le plus meurtrier du genre depuis une dizaine d'années, fera l'objet d'une enquête sous la houlette d'un juge d'instruction, ouverte "a priori en fin de semaine" pour "homicides et blessures involontaires", a annoncé le parquet de Bobigny.

Tout au long de la journée de lundi, comme la veille, pompiers et secouristes ont travaillé d'arrache-pied pour tenter de retrouver des survivants dans les gravats du bâtiment, parmi les personnes qui manquaient à l'appel.

Mais les deux derniers disparus, une femme octogénaire qui habitait au premier étage et un homme d'une cinquantaine d'années vivant au rez-de-chaussée, ont été retrouvés décédés, écrasés par les tonnes de béton et de ferraille tombés du bâtiment.

Graphique de la reconstitution de l'immeuble détruit par une explosion, qui a fait 8 morts dimanche à Rosny-sous-Bois (AFP-I de Véricourt/P. Defosseux)

Selon les pompiers, le bilan de la catastrophe, huit morts et onze blessés, est désormais définitif, même si les recherches se poursuivent, notamment avec des chiens, pour s'assurer que personne n'est resté prisonnier des décombres.

Les opérations restent très périlleuses, car les sauveteurs doivent fouiller un tas de gravats haut d'une dizaine de mètres, au pied d'un bâtiment mitoyen qui menace de tomber, a précisé le lieutenant-colonel Samuel Bernès, porte-parole des pompiers de Paris.

- La piste du gaz "quasiment certaine" -

Sur place, des enquêteurs de la police judiciaire de Seine-Saint-Denis se relaient aux côtés des pompiers. Selon le lieutenant-colonel Bernes, l'une des hypothèses étudiées est celle d'une chaudière à gaz défectueuse qui "se trouvait dans un appartement situé au rez-de-chaussée" et "a été récupérée par le laboratoire de la police judiciaire".

"Selon les premiers éléments de l'enquête (...) l'origine de cette explosion serait située dans la partie basse de l'immeuble et due probablement au gaz", s'est contenté de préciser le parquet.

Des travaux avaient été entrepris à proximité de l'immeuble, même s'il ne s'agissait pas d'un chantier "important", a expliqué le maire UMP Claude Capillon. A priori, "il n'y avait pas d'opérations sur les conduites de gaz", a précisé l'élu.

Des pompiers fouillent le 1er septembre 2014 avec une tractopelle les décombres de l'immeuble qui s'est effondré à Rosny-sous-Bois (AFP-Martin Bureau)

La société en charge du réseau de distribution du gaz GRDF a assuré "qu'aucune fuite n'avait été signalée précédemment" sur les lieux. "Une hypothèse évoquée est que ce serait plus lié à des travaux menés par ERDF", selon un porte-parole du groupe. Contacté par l'AFP, le distributeur d'électricité ERDF a affirmé n'avoir "eu connaissance d'aucune anomalie ou incident survenu" au cours de ces travaux, réalisés sur un "réseau électrique moyenne tension".

Selon une source proche de l'enquête, si la piste du gaz est "quasiment certaine", "de nombreuses hypothèses sont possibles" pour expliquer l'accident. "Des analyses sont en cours. Ça va prendre plusieurs jours, voire plusieurs semaines", a ajouté cette source.

- Cérémonie en hommage aux victimes -

Dans cette ville de banlieue à l'est de Paris, de nombreuses personnes ont apporté leur soutien lundi aux familles des victimes, qui se sont réunies dans la matinée dans un gymnase où une chapelle ardente a été installée, pour une cérémonie de recueillement.

"Ma petite fille allait à l'école avec les deux adolescents décédés. C'est atroce", a dit à l'AFP Monique Devit, 75 ans, une rose rouge à la main. En larmes, Hugo, 14 ans, dit avoir perdu son "meilleur ami".

Venu assister à la cérémonie, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a dit sa "solidarité avec les familles terrassées par le deuil". C'est "un drame qui nous laisse perdu", a ajouté le député de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone.

Sur les huit morts, on compte aussi une mère de famille de 40 ans et ses deux adolescents de 14 et 18 ans, mais aussi un enfant de dix ans, une femme de 45 ans et un autre adulte qui reste à identifier formellement.

Selon la mairie, 32 personnes sinistrées ont été relogées après l'explosion. Vingt autres, dont deux enfants, ont été accueillies pour la nuit par leurs familles et restaient à reloger.

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