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Collision dans l'Aube: 6 morts dont 4 enfants, questions sur les causes

Courteranges (France) (AFP) Mercredi 23 Juillet 2014

Le minibus recouvert d'une bâche après la collision avec un poids-lourd le 22 juillet 2014 près de Courteranges dans l'Aube (AFP-François Nascimbeni)

Quatre enfants âgés d'une dizaine d'années et deux adultes ont été tués mardi après-midi et cinq autres personnes blessées, dans une collision frontale entre un minibus et un poids lourd sur une route départementale près de Troyes (Aube).

Le minibus, un Renault Trafic avec neuf personnes à bord dont six enfants, "a quitté sa voie de circulation pour aller percuter un poids lourd qui venait en sens inverse" sur la départementale 619 près de Courteranges (Aube), a déclaré le procureur de Troyes Alex Perrin lors d'un point presse improvisé.

"Est-ce un problème d'endormissement, un problème mécanique ? L'enquête nous le dira peut-être. Est-ce un moment d'inattention, y avait-il du chahut à l'intérieur du véhicule? Tout ça, nous ne le savons pas", a ajouté M. Perrin. "Il y a eu un choc extrêmement brutal et six personnes ont été tuées: le chauffeur âgé de 29 ans, quatre enfants entre 11 et 13 ans et un jeune de 20 ans", a-t-il dit.

Une autopsie du conducteur du minibus doit être pratiquée pour déterminer s'il a fait un malaise.

Selon le procureur, le pronostic vital des trois autres passagers, une animatrice et deux enfants, n'est pas engagé. Ils souffrent de fractures selon une source proche de l'enquête. Le chauffeur du poids lourd, immatriculé dans les Vosges, a lui été légèrement blessé mais est extrêmement choqué.

Rassemblement le 22 juillet 2014 à Nangis après la collision entre un minibus et un poids lourd qui a fait 6 morts (AFP-François Guillot)

Une vingtaine de proches des victimes, qui étaient parties de Nangis, en Seine-et-Marne, dans le cadre d'une sortie organisée par la commune, sont arrivés dans la soirée, vers 20H45, au centre funéraire de Lavau pour les identifier, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Auparavant, à Nangis, plusieurs dizaines de personnes s'étaient rassemblées devant un espace municipal, près de la gendarmerie, à plusieurs centaines de mètres de la mairie où s'étaient réunis d'autres parents, a constaté un journaliste de l'AFP. Parmi ces personnes, certaines étaient en pleurs, surtout parmi les plus jeunes, qui connaissaient les victimes.

"C'est un choc pour toute la commune", a dit Stéphanie Charret, adjointe au maire de Nangis chargée de la jeunesse. "Nous avons mis en place une cellule psychologique pour les familles. On essaie de les accompagner au mieux dans ce drame épouvantable", a-t-elle ajouté.

Il s'agit d'un des accidents les plus graves de véhicules transportant des enfants depuis le drame de Beaune (Côte d'Or) en 1982: 53 personnes, dont 44 enfants, avaient péri dans l'incendie du car qui les emmenait en colonie de vacances après une collision avec plusieurs véhicules sur l'A6.

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve (3e à gauche) et le ministre des Transports Frédéric Cuvillier (4e à gauche) devant l'épave du poids-lourds après sa collision avec un minibus, près de Troyes le 22 juillet 2014 (AFP-François Nascimbeni)

Une autopsie du conducteur du minibus doit être pratiquée pour déterminer s'il a fait un malaise.

Le lieu de l'accident est entouré de champs à perte de vue, notamment de maïs, selon une correspondante de l'AFP. Le poids lourd s'était mis en travers de la route, coupant la circulation. Le minibus a été complètement plié, tel un accordéon.

Le président de la République a "appris avec une très grande émotion le terrible accident de la route survenu à Courteranges", a indiqué l'Elysée dans un communiqué.

François Hollande "a demandé que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame", assurant "les familles et les proches des victimes de toute sa solidarité".

-'Un drame qui endeuille la France'-

Localisation de l'accident de la route qui a couté la vie à six personnes (AFP-P. Deré/D. Mayer)

Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, et Frédéric Cuvillier, secrétaire d’Etat aux Transports, sont arrivés en début de soirée sur le lieu de l'accident. Les deux ministres ont rendu hommage au travail des secours et de la gendarmerie et fait le point sur l'enquête avec le procureur de Troyes.

"Nous avons souhaité être ensemble pour dire à la fois notre tristesse, notre solidarité et nos remerciements aux sauveteurs", a déclaré Bernard Cazeneuve.

"Les mots sont impuissants à exprimer la douleur qui est la nôtre. Nos pensées vont en direction des familles, de leurs proches. C'est un moment extrêmement douloureux, un moment de deuil", a déclaré M. Cuvillier, parlant d'un "drame qui endeuille la France".

"C’est un drame supplémentaire de la route qui a eu lieu aujourd’hui", a réagi le Premier ministre Manuel Valls dans un communiqué, exprimant sa "profonde émotion". "L'enquête qui a débuté devra déterminer les causes de cet accident tragique", a-t-il ajouté.

Le plan Orsec a été déclenché par la préfecture de l'Aube qui a activé le centre opérationnel départemental ainsi qu'une cellule d'information du public. Un numéro spécial a été mis en place, le 03.25.70.38.60. Vingt-cinq gendarmes ont été déployés sur place.

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