Vous êtes ici : Accueil / Info en Continu / France / Départementales: participation proche de celle du 1er tour

Diminuer le texte Taille par défaut Augmenter le texte
Imprimer Ajouter aux favoris Parler de cet article à un ami
Partager sur Facebook

Départementales: participation proche de celle du 1er tour

Paris (AFP) Dimanche 29 Mars 2015

Un homme dépose son bulletin de vote dans l'urne à Rouen le 29 mars 2015 au deuxième tour des élections départementales (AFP-Charly Triballeau)

Dans des proportions proches de celles du premier tour, les électeurs sont retournés dimanche aux urnes pour les élections départementales où la gauche craint d'abandonner de nombreux départements à la droite, le Front national espérant en gagner un ou deux.

Le taux de participation à 17H00 s'élevait à 41,94% en métropole, en baisse d'un point par rapport au premier tour (42,98%) mais toujours en nette hausse par rapport au même scrutin il y a quatre ans (36,20%).

Les instituts de sondage prévoyaient un taux d'abstention à la fermeture des bureaux de vote (18H00, 19H00 ou même 20H00 à Bordeaux, Marseille, Nantes, Toulouse et en région parisienne) de 50,5 à 51%, soit un peu plus que les 49,83% de la semaine dernière.

Comme au premier tour, ce sont les départements ruraux qui ont voté le plus. La Haute-Corse est la meilleure élève avec une participation de 65,84%, devant la Corrèze (54,42%), l'Aude (54,02%) et les Pyrénées-Orientales (53,79%).

Evolution de la participation à 12 et 17 heures aux élections départementales de 2015 et cantonales 2011-2008 (AFP-L. Saubadu/P. Defosseux)

La région parisienne ferme la marche avec seulement 29,54% dans les Yvelines et même 25,24% en Seine-Saint-Denis, département déjà bon dernier la semaine dernière, et où ne restait en lice qu'un seul binôme homme/femme dans plusieurs cantons.

Au total, 149 cantons ayant déjà été pourvus, le scrutin n'en concerne plus que 1.905. La droite aligne 1.602 binômes, la gauche 1.334 et le Front national 1.107. Ces binômes s'affrontent dans 1.614 duels et 278 triangulaires.

La participation est un facteur déterminant, notamment pour la gauche qui pourrait perdre la moitié de ses 61 départements et compte sur un sursaut de ses électeurs, moins mobilisés que ceux de la droite et du FN au premier tour.

"Est-ce qu'ils se sont levés ce matin ?", a ainsi lancé en souriant le président François Hollande avant de voter dans la matinée dans son fief de Tulle.

Autre inconnue: quelle sera l'attitude des électeurs dont le candidat a été éliminé au premier tour, notamment dans les duels opposant la droite ou la gauche au Front national ?

Non seulement quelque 520 binômes du PS ou soutenus par lui ont été éliminés au premier tour - souvent en raison des divisions de la gauche - mais la droite avait viré en tête dans le plus grand nombre de cantons, prenant une option sur la victoire finale.

Le président François Hollande vote à Tulle, le 29 mars 2015 (Pool/AFP-Mehdi Fedouach)

Après la vague bleue des municipales, la droite ambitionne notamment de conquérir les Bouches-du-Rhône, détenues par le PS depuis plusieurs décennies, l'Isère, les Pyrénées-Orientales, sans compter la très symbolique Corrèze, terre d'élection présidentielle.

Dimanche dernier, l'alliance UMP-UDI a "fait le trou", totalisant 28,7% des suffrages contre 21,5% aux binômes comptant au moins un socialiste et 25,2% pour le FN.

- Le FN vise le Vaucluse et l'Aisne -

Marine Le Pen, qui a voté à Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais, département PS visé par le FN, a dit dimanche ambitionner pour son parti "plusieurs dizaines" d'élus, espérant "peut-être même une bonne surprise". Outre le Pas-de-Calais, les départements gagnables pour le FN sont le Vaucluse, l'Aisne et le Gard.

La participation était un peu supérieure à la moyenne nationale dans l'Aisne (44,8%), le Pas-de-Calais (45,11%) et nettement dans le Vaucluse (50,64%).

La présidente du Front national Marine Le Pen vote à Henin-Beaumont, le 29 mars 2015 (AFP-Denis Charlet)

A cette fin, le FN compte notamment sur les triangulaires. Là où elle était devancée par la gauche, l'UMP s'est maintenue dans l'écrasante majorité des cas en vertu de son "ni-ni" (ni FN, ni PS) en dépit de l'indignation de Manuel Valls, accusant Nicolas Sarkozy de "courir derrière le FN" dans un entre-deux tours qui a viré au duel à distance entre les deux hommes.

Dans ces départements notamment, il est possible que ni FN, ni droite, ni gauche n'aient de majorité absolue en sièges, rendant très ouverte l'élection du président du conseil départemental, qui aura lieu jeudi.

Le Parti communiste espère de son côté sauver ses deux derniers fiefs - Val-de-Marne et Allier - convoités par la droite.

Les conseils départementaux gèrent un budget de 70 milliards d'euros, des aides sociales à l'entretien des routes et des collèges en passant par le développement économique.

Contrairement aux municipales, où il avait dû se séparer de Jean-Marc Ayrault, François Hollande n'entend pas cette fois-ci tirer de fortes conséquences politiques. "On ne peut pas remanier à chaque défaite", ironise un de ses proches.

Un remaniement, qui ferait entrer au gouvernement écologistes et frondeurs afin de ressouder la gauche en vue des régionales de décembre et de la présidentielle, semble exclu dans l'immédiat, d'autant que le président, convaincu d'une prochaine embellie économique, n'entend pas changer le "cap" de sa politique.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2015 AFP Agence France-Presse.
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. L'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.