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Hollande: entre sincérité et aveu d'impuissance, selon la presse

Paris (AFP) Vendredi 19 Septembre 2014

Le président François Hollande lors de la conférence de presse du 18 septembre 2014 à l'Elysée (AFP-Patrick Kovarik)

François Hollande a balancé entre sincérité et aveu d'impuissance, estiment vendredi les éditorialistes au lendemain de la conférence de presse élyséenne.

Le nouvel anaphore présidentiel - "c'est pas facile" scandé à sept reprises à propos par exemple de la réforme du marché du travail ou de la dépense publique - a particulièrement retenu l'attention des commentateurs.

"Que penser de ce troublant constat, établi par l’homme qui conduit le destin du pays, sinon qu’il sonne comme un terrible aveu d’impuissance?", tacle Le Figaro sous la plume de Paul-Henri du Limbert.

"Une analyse qui se veut juste, convaincante mais quasiment un aveu d’échec", ajoute Philippe Marcacci dans L'Est républicain.

Pour Hubert Coudurier du Télégramme, François "Hollande a été sincère en persistant à ne pas vouloir vendre d’illusions. Du coup, cette quatrième conférence de presse semblait bien terne, voire inutile".

Certes, "le chef de l'Etat n'a pas sorti de poudre de perlimpinpin de sa poche. On n'aurait de toute façon pas cru aux solutions miracles. Il a néanmoins presque réussi, c'est déjà un exploit, à (re)prendre un peu de hauteur", estime Christophe Bonnefoy dans Le Journal de la Haute-Marne.

"Hier, l'exercice n'avait d'autre but que de restaurer une image personnelle abîmée de tout côté", convient Hervé Favre dans La Voix du Nord.

Dans Libération, Laurent Joffrin accorde au chef de l'Etat le crédit d'avoir adopté un ton "sincère, clair, sans détours. Il marque un point. A cette nuance près : quand parlera-t-il à la gauche?"

C'est tout le problème pour L'Humanité. Patrick Apel-Muller, qui signe l'éditorial du journal communiste, fustige une nouvelle fois "un homme élu par la gauche qui fait et pense à droite".

"François Hollande n’a pour l’heure que sa bonne volonté comme bilan, constate Laurent Bodin dans L'Alsace. Le président garde espoir en des jours meilleurs tandis que les Français, eux, n’y croient plus. Difficile de leur en faire le reproche."

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