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Nantes: heurts en marge d'une manifestation contre la venue de Le Pen

Nantes (AFP) Samedi 25 Février 2017

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Manifestation contre la venue de Marine Le Pen, le 25 février 2017 à Nantes (AFP-JEAN-SEBASTIEN EVRARD)

Une manifestation qui a ressemblé samedi à Nantes entre 2.000 et 3.000 personnes pour protester contre la venue dimanche de Marine Le Pen a été émaillée par des heurts faisant onze blessés parmi les forces de l'ordre.

Selon le ministère de l'Intérieur, "11 policiers et gendarmes ont été blessés et contusionnés". Parmi eux, un gendarme a été brûlé au deuxième degré aux jambes. Il a été hospitalisé, a précisé la gendarmerie nationale.

Huit personnes ont été interpellées dont quatre ont été placées en garde à vue, d'après le ministère.

Le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux a "condamné avec la plus grande fermeté les violences commises", dans un communiqué.

Lors de la manifestation, des personnes qui se sont greffées au cortège ont lancé des projectiles en direction des forces de l'ordre qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes, a constaté une journaliste de l'AFP.

La manifestation, réunissant entre 3.000 et 2.000 personnes, selon des sources syndicales et policières, était fortement encadrée par les forces de l'ordre. Le rassemblement s'est dispersé vers 17H30, seuls quelques petits groupes sont restés un moment sur place, cherchant à en découdre dans les rues avec les forces de l'ordre, avant de se disperser à leur tour.

Des policiers lors de heurts avec des manifestants en marge d'un rassemblement contre la visite de Marine Le Pen, le 25 février 2017 à Nantes (AFP-JEAN-SEBASTIEN EVRARD)

Parmi les dégradations, la porte d'entrée principale de l'hôtel de ville de Nantes a été taguée, du mobilier urbain a été endommagé, notamment de nombreux abris de tramway. Des devantures de magasins ont également été saccagées par divers projectiles et des pots de peinture. Des banques et arrêts de bus avaient été protégés dès le matinée par des panneaux de bois.

- Opération escargot prévue dimanche -

Manifestation contre la visite de Marine Le Pen, le 25 février 2017 à Nantes (AFP-Martin Bertrand)

Six compagnies de CRS et de gendarmes mobiles -soit plus de 500 hommes-- avaient été déployées, ainsi que quelque 200 policiers urbains.

Les protestataires brandissaient des pancartes proclamant "FN imposture sociale" ou "Le fascisme ne passera pas".

Les manifestants, appartenant à divers mouvements de la gauche et de l'extrême gauche, s'étaient donné rendez-vous à la croisée des trams, place du Commerce, au coeur névralgique de Nantes, pour dire non à la présence annoncée de la candidate du FN à la présidentielle dans la ville portuaire. Mme Le Pen doit tenir un meeting dimanche après-midi au Zénith.

Une manifestante frappe dans la vitre d'un abri de tramway en marge d'une manifestation contre la visite de Marine Le Pen, le 25 février 2017 à Nantes (AFP-JEAN-SEBASTIEN EVRARD)

Parmi les manifestants, quelque 800, dont certains encagoulés, appartenaient à des mouvements de l'extrême gauche, selon des sources policières.

Réunis à l'appel du "collectif nantais de refus des extrêmes droites", de la CGT,de la ZAD (Zone à défendre) de Notre-Dame des Landes, sous le slogan "Nantes debout soulève toi", les protestataires se sont dirigés vers une esplanade au pied du château des ducs de Bretagne.

"Les valeurs de notre syndicalisme de conquête sociale et celles de l’extrême droite sont absolument incompatibles", a déclaré Anthony Lemaire de la CGT 44, lors d'une prise de parole, un temps perturbée par des échauffourées.

"Le FN défend les intérêts des possédants et du grand patronat même s’il s’efforce d’apparaître comme une solution pour ceux qui sont en difficulté", a-t-il ajouté.

Pour Louis et Kanna, lycéens de 17 ans, "si Marine Le Pen devenait notre présidente, plus personne ne voudrait venir en France".

Manifestation contre la visite de Marine Le Pen, le 25 février 2017 à Nantes (AFP-JEAN-SEBASTIEN EVRARD)

"Je suis venue dire non aux idées du FN. Je suis très inquiète à l'idée de voir Marine Le Pen accéder à la fonction présidentielle. C'est un parti qui avance masqué par exemple sur l'avortement", a déclaré pour sa part Pascale, enseignante, 50 ans, venue avec un casque de vélo pour se protéger.

Un nouvel appel a été lancé par l'Union démocratique bretonne et les Zadistes pour protester contre la venue de la candidate FN à la présidentielle.

Une opération escargot est prévue dimanche midi pour bloquer les routes d'accès au Zénith où se tiendra à 15H00 le meeting de Marine le Pen.

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