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Présidentielle: Valls votera Macron dès le premier tour

Paris (AFP) Mercredi 29 Mars 2017

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Manuel Valls au côté d'Emmanuel Macron, le 22 ocotbre 2015 à Boulogne-sur-Mer, alors que ce dernier était son ministre de l'Economie (AFP/Archives-PHILIPPE HUGUEN)

Manuel Valls a franchi le pas mercredi en annonçant qu'il voterait dès le premier tour de la présidentielle pour Emmanuel Macron, une décision qui a suscité un remerciement prudent du candidat d'En Marche! et l'indignation dans le camp du candidat PS Benoît Hamon.

Après avoir "remercié" son ancien chef du gouvernement sur Europe 1, Emmanuel Macron, a toutefois assuré qu'il serait "le garant du renouvellement des visages, du renouvellement des pratiques". Et son équipe n'a pas tardé à réaffirmer qu'il "ne gouvernerait pas" avec M. Valls.

L'ancien Premier ministre, qui a progressivement rompu avec la candidature de Benoît Hamon depuis la primaire socialiste fin janvier, a justifié sa défection par la volonté de "ne vouloir prendre aucun risque pour la République" face au niveau élevé de la candidate du Front national Marine Le Pen, promise à une qualification au second tour selon les sondages.

Manuel Valls et Emmanuel Macron à la sortie du Conseil des ministres à l'Elysée le 9 mars 2016 à Paris (AFP/Archives-ALAIN JOCARD)

"Donc je voterai pour Emmanuel Macron. Je prends mes responsabilités", a-t-il affirmé sur BFMTV/RMC.

"L'intérêt supérieur du pays, l'intérêt supérieur de la France, va au-delà des règles d'un parti, d'une primaire et d'une commission", a fait valoir le finaliste défait de la primaire socialiste pour justifier le reniement de son engagement, signé de sa main, à soutenir le vainqueur de la primaire.

Après le ralliement de Jean-Yves Le Drian, c'est un nouveau soutien de poids pour Emmanuel Macron parmi les socialistes. Mais pas aussi chaudement désiré que celui du ministre de la Défense.

Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse le 28 mars 2017 à Paris (AFP-Eric FEFERBERG)

"Ce ne sont pas les décisions des uns et des autres qui détermineront la majorité présidentielle ni mon gouvernement", avait affirmé M. Macron dès mardi lors d'une conférence de presse.

"Je pense que ça traduit ce que j'avais indiqué il y a plusieurs mois, c'est à dire que les primaires n'étaient pas en situation de regrouper l'ensemble de la gauche, et cela traduit le fait que les sociaux-démocrates et les femmes et les hommes de gauche responsables sont prêts à s'inscrire dans une démarche qui est la mienne", a analysé à chaud l'ancien ministre de l'Economie mercredi.

- Comportement "minable" -

Benoît Hamon le 28 mars 2017 à Berlin (AFP-Odd ANDERSEN)

En baisse dans les sondages, autour de 10 à 11%, Benoît Hamon avait anticipé cette défection dès dimanche, en dénonçant à l'avance un "ralliement" en forme de tentative de "mise à mort".

Mercredi matin sur France 2, peu avant la déclaration de l'ex-Premier ministre, le candidat PS a déploré "une sorte de feuilleton destiné à (l)'affaiblir".

Devant ses proches réunis à huis clos mardi à l'Assemblée nationale, Manuel Valls avait laissé entrevoir sa décision, en assurant qu'il allait "prendre ses responsabilités" face à la "faiblesse" de Benoît Hamon dans les sondages.

la galaxie d'Emmanuel Macron (AFP-Paz PIZARRO, Vincent LEFAI)

C'est l'ancien ministre de l'Economie Arnaud Montebourg, candidat battu à la primaire socialiste rallié à M. Hamon, qui a signé l'attaque la plus virulente. "Chacun sait désormais ce que vaut un engagement signé sur l'honneur d'un homme comme Manuel Valls : rien. Ce que vaut un homme sans honneur", a-t-il fustigé sur Twitter.

La députée PS Karine Berger a dénoncé un comportement "minable", quand son collègue Philippe Baumel a parlé d'"un dernier 49-3 médiatique pour casser la gauche".

Dans une tribune dans Le Monde signée mercredi par des soutiens importants de M. Hamon, comme l'économiste Thomas Piketty et la sociologue Dominique Méda, un collectif d'intellectuels et d'artistes a dénoncé "le silence assourdissant" de la direction du PS et de Jean-Christophe Cambadélis face aux défections.

François Fillon, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hammon et Marine le Pen avant le débat TV sur TF1 le 20 mars 2017 à Aubervilliers (POOL/AFP-Patrick KOVARIK)

"Qui a fait le choix de ne pas occuper une position centrale après la primaire, de ne pas rassembler toute la gauche progressiste?", s'est défendu Manuel Valls. "Qui dans le dernier débat (...) s'en est pris d'abord sur les questions d'argent, à Emmanuel Macron, plutôt qu'à Marine Le Pen ou François Fillon?", a-t-il critiqué.

Manuel Valls, le 10 janvier 2017 à Saint-Beauzire (AFP/Archives-Thierry Zoccolan)

"Ce n'est pas un ralliement. C'est une prise de position responsable", a encore affirmé l'ancien locataire de Matignon, en précisant qu'il ne participerait pas à la campagne Macron.

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