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Le groupe EI diffuse une vidéo du journaliste britannique otage John Cantlie

Beyrouth (AFP) Jeudi 18 Septembre 2014

Le drapeau du groupe Etat Islamique, en Irak, le 11 septembre 2014 (AFP/Archives-J.M Lopez)

Les jihadistes du groupe de l'Etat islamique (EI) ont diffusé jeudi une vidéo d'un journaliste britannique freelance, John Cantlie, dans laquelle il affirme avoir été enlevé par ce groupe après son arrivée en novembre 2012 en Syrie.

Dans la vidéo diffusée sur YouTube, le journaliste, qui avait collaboré avec les journaux Sunday Times, The Sun et le Sunday Telegraph, ainsi qu'avec l'AFP, apparaît en tenue orange, devant une table, et s'exprime seul face à la caméra.

Il n'y a aucune menace apparente contre sa vie dans la vidéo d'un peu plus de trois minutes.

L'EI, qui sème la terreur dans les vastes régions qu'il occupe en Syrie et en Irak, a diffusé depuis août trois vidéos montrant l'exécution de deux journalistes américains et d'un humanitaire britannique, en représailles aux frappes américaines contre ses positions en Irak. Le groupe avait aussi menacé de tuer un autre otage britannique, David Henning.

Dans la dernière vidéo, le journaliste John Cantlie, qui s'exprime en anglais avec un sous-titrage arabe, annonce de "prochains épisodes" au cours desquels il dévoilera "la vérité sur les motivations de l'EI".

Aucune indication de date n'était mentionnée pour l'enregistrement mais l'otage fait état de la guerre déclarée début septembre par les Etats-Unis pour vaincre l'EI.

Au début de la vidéo, il affirme avoir été enlevé par l'EI après son retour en novembre 2012 en Syrie.

John Cantlie avait déjà été enlevé avec un collègue néerlandais pendant quelques jours en juillet 2012 par des jihadistes dans le nord de la Syrie avant d'être libérés tous deux par l'Armée syrienne libre, à l'époque principale composante de la rébellion syrienne.

Il avait alors été blessé au bras par des tirs de ses ravisseurs lors d'une tentative d'évasion, tandis que son collègue néerlandais était touché à la hanche.

En août 2012, John Cantlie avait affirmé qu'une partie de ses ravisseurs venaient du Royaume-Uni. "Ils étaient en tout environ 30, une douzaine parlaient anglais et neuf avaient l'accent londonien", avait-il écrit dans le Sunday Times.

Il avait aussi raconté avoir eu les yeux bandés et avoir été menacé de mort à plusieurs reprises. "A un moment ils ont même commencé à aiguiser des couteaux pour une décapitation. C'était terrifiant", avait-il dit sur la BBC.

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