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Les Etats-Unis vont viser les "sanctuaires" de l'Etat islamique en Syrie

Washington (AFP) Mardi 16 Septembre 2014

Le secrétaire à la Défense Chuck Hagel (g) et le général Martin Dempsey (d), plus haut gradé américain, durant son audition au Sénat à Washington le 16 septembre 2014 (AFP-Saul Loeb)

Les Etats-Unis ont l'intention de viser les "sanctuaires" et infrastructures du groupe Etat islamique (EI) dans le cadre de leurs futures frappes en Syrie, une campagne aérienne qui sera "acharnée et longue".

En outre, selon le plus haut gradé américain, le Pentagone n'exclut plus d'envoyer certains de ses conseillers militaires au combat pour épauler l'armée irakienne dans son offensive contre les jihadistes.

Mais la Maison Blanche s'est empressée de tempérer ces déclarations du général Martin Dempsey. Pour Josh Earnest, le porte-parole de Barack Obama, M. Dempsey "se basait sur un scénario hypothétique (...) dans lequel il formulerait une recommandation tactique au président concernant l'usage de troupes au sol".

Et de marteler que le déploiement de soldats américains au combat n'était pas à l'ordre du jour.

Un chasseur F18 Hornet sur le pont du porte-avion USS George H.W. Bush, le 29 août 2014 (US Navy/AFP/Archives-MC3 Joshua Card)

Le secrétaire à la Défense Chuck Hagel a annoncé lors d'une audition au Sénat que la campagne aérienne en Syrie visera "les sanctuaires de l'Etat islamique en Syrie. Cela comprend ses centres de commandement, ses capacités logistiques et ses infrastructures".

Cette campagne "sera acharnée et longue", a renchéri le général Dempsey, lors de la même audition.

Et Washington, qui devrait à terme compter 600 conseillers militaires en Irak, pourrait envoyer ces derniers sur le front avec les forces irakiennes, selon lui.

"Si nous en arrivons au point où j'estime que nos conseillers doivent accompagner les troupes irakiennes dans leur offensive contre des cibles de l'Etat islamique, c'est ce que je recommanderai au président", a-t-il déclaré.

Ces missions se feront "au cas par cas", a-t-il ajouté.

- Nouvelles frappes près de Bagdad -

Ces déclarations tranchent avec les assurances répétées de Barack Obama de n'envoyer aucune troupe américaine au combat en Irak et de se concentrer sur des frappes aériennes.

Les frappes aériennes en Irak (AFP-)

Depuis le 8 août, les forces américaines ont lancé 167 raids contre des cibles jihadistes en Irak. Jusqu'à maintenant, ils se déroulaient dans le nord et l'ouest du pays. Mais lundi le Centcom, le commandement militaire américain chargé du Moyen-Orient et de l'Asie centrale, avait annoncé une première frappe aérienne près de Bagdad.

Et au cours des dernières 24 heures, les forces américaines ont de nouveau mené des raids au sud-ouest de la capitale irakienne.

Les trois frappes ont détruit "un système de défense anti-aérien, une petite unité terrestre et deux bateaux sur l'Euphrate qui ravitaillaient des forces de l'Etat islamique", selon le Centcom.

Deux autres raids aériens ont visé des positions jihadistes au nord-ouest d'Erbil, la capitale du Kurdistan irakien.

Au plan stratégique, le président américain s'est entretenu avec le général à la retraite John Allen, chargé de mener la coalition internationale contre l'EI. M. Obama a, selon la Maison Blanche, "insisté sur la nécessité de mettre en place une coalition robuste avec une large participation internationale".

A ce propos, le Premier ministre canadien Stephen Harper a annoncé que 69 soldats des forces spéciales canadiennes avaient été déployés dans le nord de l'Irak pour aider les troupes irakiennes à repousser l'EI.

Dans la même région les combattants kurdes ont repris sept villages chrétiens après des combats contre les jihadistes.

A Bagdad, le Premier ministre Haïdar al-Abadi a encaissé un coup dur après que le Parlement a rejeté les personnalités qu'il avait proposées pour les postes de ministres de la Défense et de l'Intérieur, laissant ainsi vacantes ces positions clés.

Face à l'offensive lancée contre l'EI, les branches maghrébine (Aqmi) et yéménite (Aqpa) d'Al-Qaïda ont exhorté dans un communiqué commun leurs "frères moujahidines en Irak et au Levant à cesser de s'entretuer et à s'unir contre la campagne de l'Amérique et de sa coalition diabolique".

L'appel se réfère aux divergences entre le groupe EI, qui a pris ses distances avec Al-Qaïda et proclamé un califat sur une partie de l'Irak et de la Syrie, et le Front Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda.

A la coalition anti-EI, les deux branches d'Al-Qaïda "promettent des journées noires", une menace à peine voilée contre les Occidentaux et leurs alliés arabes.

Cet appel commun a été publié au lendemain de l'engagement pris par 27 pays arabes et occidentaux et trois organisations internationales de "soutenir le nouveau gouvernement irakien" par "tous les moyens nécessaires, y compris une aide militaire appropriée".

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