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Photo volée de Julie Gayet: amendes avec sursis pour Closer

Nanterre (AFP) Mardi 02 Septembre 2014

Julie Gayet, le 27 août 2014 lors de la Mostra de Venise (AFP/Archives-Tiziana Fabi)

Deux responsables de Closer et un paparazzo ont été condamnés mardi à des amendes avec sursis pour avoir publié en janvier une photo volée de l'actrice Julie Gayet au volant de sa voiture, une semaine après les fracassantes révélations sur sa liaison avec François Hollande.

Laurence Pieau, directrice de la rédaction du journal people, et Carmine Perna, directeur général de Mondadori Magazines France --éditeur de Closer--, se sont vus infliger chacun 3.000 euros d'amende avec sursis. Le journal devra aussi publier en couverture le jugement.

Le photographe Laurent Viers, reconnu par le tribunal correctionnel de Nanterre (Hauts-de-Seine) comme l'auteur du cliché, a été condamné à une amende avec sursis de 1.000 euros.

"La décision est importante", s'est félicité Me Jean Ennochi, avocat de Julie Gayet. "C'est la première fois que les dirigeants de Closer sont condamnés par une juridiction correctionnelle et cela va figurer sur leur casier judiciaire".

Le conseil avait réclamé un euro symbolique pour le préjudice de sa cliente, ce qui lui a été accordé. "Elle vit des choses difficiles (...) sa vie privée a été mise sur la place publique", avait-il déclaré à l'issue de l'audience le 1er juillet.

Sollicitée par l'AFP, Laurence Pieau s'est refusée à tout commentaire.

- "Je n'arrivais pas à m'en débarrasser" -

Laurence Pieau, directrice de la rédaction de Closer et le paparazzi, Laurent Viers, le 1er juillet 2014 au tribunal de Nanterre (AFP/Archives-Joel Saget)

L'hebdomadaire avait publié dans son édition du 17 janvier un cliché pris rue de Sèvres, dans un quartier cossu de Paris, et légendé: "C'est avec sa Citroën blanche que Julie Gayet a l'habitude de retrouver le président".

L'actrice, s'estimant "traquée" depuis la révélation une semaine auparavant de sa liaison avec le chef de l’État, avait saisi la justice. Elle avait identifié Laurent Viers, 47 ans, comme l'auteur de la photo et le téléphone portable du photographe avait été localisé à quelques centaines de mètres de la rue de Sèvres ce jour-là. "Je n'arrivais pas à m'en débarrasser", avait déclaré la comédienne aux enquêteurs, évoquant "une course-poursuite".

Le paparazzo avait reconnu devant le tribunal l'avoir suivie "pour avoir des informations", mais démenti l'avoir photographiée.

Laurence Pieau avait, elle, assuré qu'elle pensait être dans son droit. La voiture, "pour moi, ce n'est pas un endroit privé", avait-elle défendu. "Je n'ai pas eu le sentiment d'enfreindre la loi."

Jean Enocchi, l'avocat de Julie Gayet, à son arrivée le 6 mars 2014 au tribunal de Nanterre (AFP/Archives-Jacques Demarthon)

Cette décision n'est pas la première dans le conflit qui oppose Julie Gayet au magazine people. Le 27 mars, Closer a été condamné au civil à verser à l'actrice 15.000 euros de dommages et intérêts pour avoir diffusé les fameuses images de la rue du Cirque, tout près de l’Élysée. Une enquête a par ailleurs été ouverte à Paris pour "mise en danger de la vie d'autrui".

Julie Gayet, mère de deux enfants, a toujours éludé depuis la parution du journal les questions sur sa vie privée. Comédienne discrète, elle a joué depuis vingt ans dans plus de soixante-dix films, de la comédie romantique au thriller en passant par le drame, le plus souvent dans des seconds rôles. Elle est également productrice.

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