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Hollande ne changera pas de "cap" après la défaite des départementales

Berlin (AFP) Mardi 31 Mars 2015

François Hollande et Angela Merkel à Berlin, le 31 mars 2015 (AFP-John MacDougall)

François Hollande a assuré mardi à Berlin Angela Merkel qu'il maintiendrait "le cap" des réformes en France malgré la cinglante défaite subie dimanche par sa majorité, dont une partie réclame désormais un infléchissement à gauche.

"Le cap a été fixé et il sera tenu", a garanti le président français lors d'une conférence de presse avec la chancelière à l'issue du 17e Conseil des ministres franco-allemand.

M. Hollande a indiqué que le gouvernement répondrait aux inquiétudes de sa majorité frondeuse, mais "dans la cohérence par rapport à ce que nous avons engagé et qui commence à porter ses fruits". Et cela avec "deux priorités: le soutien à l'investissement et la justice sociale en favorisant le travail

Visitant une école de management en marge du conseil, le ministre français de l'Economie Emmanuel Macron s'exprimant en anglais devant les étudiants a enfoncé le clou en affirmant n'avoir perçu "aucun signal" des électeurs pour un infléchissement à gauche de la ligne de l'exécutif.

Se gardant d'entrer dans le débat électoral français la chancelière a rappelé la nécessité de "combattre le populisme et l'extrémisme" alors que le scrutin de dimanche s'est également traduit en France par une spectaculaire poussée du Front national (extrême droite). Face à ce danger "il faut de bons projets, comme ceux que nous avons décidés aujourd'hui", a-t-elle dit.

Paris et Berlin ont ainsi dévoilé mardi, mais sans les chiffrer, une liste d'une dizaine de projets d'investissements communs, essentiellement tournées vers les domaines de l'énergie et du numérique.

Ces initiatives doivent venir en soutien au grand plan européen de 300 milliards d'euros lancé par le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker début 2014.

Des projets de coopération bilatérale ont également été poussés à Berlin notamment en matière d'industrie de défense, en particulier la réalisation en France d'un 3e satellite de surveillance de nouvelle génération CSO (Composante spatiale optique), dans lequel l'Allemagne compte investir 210 millions d'euros, sur un coût 300 millions.

- "Exemple exceptionnel de l'amitié franco-allemande" -

Les deux pays se sont par ailleurs engagés dans le développement d'une nouvelle génération de drones de surveillance de type MALE (Moyenne altitude longue endurance) à l'horizon 2020-2025.

Sur le plan diplomatique, Mme Merkel et M. Hollande ont affiché comme depuis plusieurs mois une belle unanimité, en particulier sur la Grèce qu'ils ont pressé de tenir rapidement ses engagements de désendettement. "Le plus tôt sera le mieux on a déjà perdu trop de temps", a lancé M. Hollande.

Alors les ministres des Affaires étrangères français et allemand Laurent Fabius et Frank-Walter Steinmeier étaient finalement restés à Lausanne pour le dernier round des négociations sur le nucléaire iranien, les deux dirigeants ont rappelé de concert la nécessité "d'un bon accord" qui permette de "s'assurer que l'Iran renonce à l'arme nucléaire et qu'on puisse le vérifier".

Une semaine après le crash meurtrier dans les Alpes françaises d'un appareil de la compagnie allemande Germanwings en route pour Düsseldorf (ouest), la chancelière et le président ont de nouveau souligné la solidarité de leur deux pays dans cette épreuve. Plus que de "l'amitié", "ces derniers jours c'est plutôt de fraternité franco-allemande que je devrais parler (...) Dans ces circonstances là nos deux peuples font corps", a assuré M. Hollande.

Mme Merkel qui était venue soutenir François Hollande après les attentats meurtrier début janvier à Paris, a une nouvelle fois remercié la France pour son accueil et son aide après la catastrophe aérienne qui a fait 150 morts dont 75 Allemands.

"Au nom de tous nous avons à remercier la France, le Président de la République, les ministres compétents mais surtout les hommes et les femmes de cette région qui ont manifesté un tel élan des coeurs", une telle "hospitalité".

"Ces hommes et ces femmes ont vraiment donné un exemple exceptionnel de l'amitié franco-allemande", a-t-elle lancé à son invité.

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