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Hollande propose officiellement Moscovici comme commissaire européen

Paris (AFP) Mardi 29 Juillet 2014

L'ancien ministre français des Finances Pierre Moscovici, le 15 avril 2014 à Paris (AFP/Archives-Jacques Demarthon)

Fin du suspense: François Hollande a officiellement proposé à Bruxelles la nomination de son ancien ministre des Finances Pierre Moscovici comme commissaire européen même si le périmètre de ses futures fonctions reste à déterminer.

"Je vous confirme que la France désigne Monsieur Pierre Moscovici au titre des personnalités que le Conseil (européen), en accord avec vous-même, est appelé à proposer comme membre de la Commission européenne", déclare le chef de l'État français dans un courrier au président élu de la Commission, Jean-Claude Juncker, dont l'AFP a obtenu copie.

François Hollande ne précise toutefois pas la nature exacte des fonctions que pourrait exercer son ancien ministre à Bruxelles. "Le périmètre n'est pas encore déterminé", se bornait-on à indiquer mardi soir à l'Elysée.

Pour le chef de l'Etat français cependant, "Pierre Moscovici, par ses qualités propres comme par son expérience, a montré la compétence générale et l'engagement européen qui lui permettront d'assumer de manière indépendante (ces) importantes responsabilités".

"Nous devons réorienter l'Europe vers la croissance et l'emploi", a souligné pour sa part Pierre Moscovici mardi soi à l'AFP, promettant de s'y "employer, fort de la confiance de François Hollande et de Jean-Claude Juncker".

Exprimant sa "fierté", l'ancien ministre a souligné son "sentiment de responsabilité" face à une "fonction très lourde et importante pour la France et l'Union européenne" qu'il conçoit dans la "continuité" de son "engagement européen", depuis sa première élection au Parlement européen en 1994.

Rappelant qu'il avait été vice-président de cette assemblée, ministre des Affaires européenne puis des Finances et avait à ce titre "beaucoup travaillé à la résolution de la crise de la zone euro", Pierre Moscovici affirme se "sentir préparé à ces fonctions".

A l'égard du Parlement européen "qui devra juger de la compétence, de l'engagement européen et de l'indépendance de chacun des futurs membres de la commission", l'ancien ministre socialiste entend faire preuve de "détermination" et de "respect".

Le périmètre de son futur portefeuille devra être défini par M. Juncker "en lien avec les Etats membres, mais c'est sa prérogative et elle doit être respectée", souligne-t-il encore, indiquant simplement que "la France, par la voix de François Hollande, a fait connaître son intérêt pour un poste économique".

- Discussion "bien engagée" -

Le courrier du président Hollande met un terme à des semaines de spéculations alors que plusieurs personnalités politiques socialistes avaient fait acte de candidature comme l'ancienne ministre Élisabeth Guigou, présidente de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, et la députée européenne Pervenche Berès.

M. Juncker doit désormais répartir les portefeuilles de la Commission et présenter son équipe aux dirigeants européens lors d'un sommet qui se réunira le 30 août.

Selon des sources européennes, le président français a confirmé qu'il voulait une vice-présidence et le poste des Affaires économiques. Mais le portefeuille qui sera dévolu à M. Moscovici est toujours en discussion, en raison des réserves émises par le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble. Celui-ci est opposé à l'idée de confier à la France la responsabilité du respect de la rigueur budgétaire dans l'UE.

"Wolfgang Schäuble a eu l'occasion de dire l'estime et l'amitié que nous nous portions et je le confirme pleinement", a simplement observé M. Moscovici, interrogé sur ce point par l'AFP, ajoutant qu'"en Europe, rien ne peut se faire si l'Allemagne et la France n'avancent pas ensemble".

De source française proche du dossier, on assure que "la discussion est plutôt bientôt engagée et que la France obtiendra en toute hypothèse une importante responsabilité économique dans la future commission".

Il pourrait s'agir d'une vice-présidence sur la relance de la croissance par l'investissement, englobant ou non le portefeuille des affaires économiques et monétaires. Le poste serait ainsi en parfaite cohérence avec la mission sur "la contribution des politiques européennes à la croissance et à l'emploi" confiée à Pierre Moscovici par François Hollande.

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