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Les comptes de campagne du maire FN d'Hayange rejetés

Paris (AFP) Vendredi 24 Octobre 2014

Le maire FN d'Hayange (Moselle), Fabien Engelmann le 3 septembre 2014 à Hayange (AFP/Archives-Jean-Christophe Verhaegen)

Accusé par son ex-première adjointe d'avoir fraudé ses comptes, le maire FN d'Hayange (Moselle), Fabien Engelmann, a vu ses comptes de campagne rejetés par la commission des comptes de campagne, a-t-il annoncé vendredi dans un communiqué.

Il s'est cependant défendu "sur son honneur" d'avoir "fraudé, triché, ou falsifié" ses comptes, rejetés "pour une avance à titre de caution de 1.575 euros" pour une création graphique et des tracts, a-t-il expliqué. "Le motif n'est pas lié à une malversation", a poursuivi le maire.

Le tribunal administratif va devoir examiner cette décision et trancher. S'il confirme le rejet des comptes, il peut, en fonction de la gravité des faits reprochés, prononcer ou non une peine d'inéligibilité et l'élu peut même, dans ce cas, être déclaré démissionnaire d'office.

Courant septembre, le parquet de Thionville avait ouvert une enquête préliminaire sur les comptes de campagne de M. Engelmann, à la suite d'une plainte de son ex-première adjointe, Marie Da Silva, pour abus de confiance, abus de bien social et harcèlement.

Factures à l'appui, celle-ci avait affirmé avoir avancé quelque 3.000 euros de frais de campagne, dont 1.575 euros pour des tracts électoraux, et que ces sommes n'auraient été que partiellement remboursées, sans être déclarées dans les comptes officiels du candidat.

Le maire récuse toutes ces accusations et a lui-même porté plainte pour diffamation contre Mme Da Silva et deux autres de ses adjoints qui estimaient que le vote du retrait des délégations de Mme Da Silva lors du conseil municipal du 3 septembre dernier avait été manipulé.

M. Engelmann, conseiller politique au dialogue social de Marine Le Pen, affirme vendredi que la somme litigieuse de 1.575 euros "figure bien dans son compte de campagne" contrairement aux "propos mensongers de madame Da Silva". "La commission a retenu un problème de procédure (écriture comptable) et non une malversation financière", a-t-il argumenté se disant "étonné" de ce rejet.

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