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Régionales: le FN nomme 7 têtes de listes, dont Marion Maréchal-Le Pen en Paca

Paris (AFP) Vendredi 17 Avril 2015

La députée du Vaucluse, Marion Maréchal-Le Pen, le 17 avril 2015 au siège du Front National à Nanterre (AFP-MARTIN BUREAU)

Le Front national a désigné vendredi sept têtes de liste pour les élections régionales de décembre, dont la députée du Vaucluse, Marion Maréchal-Le Pen, en Paca, clôturant en partie une violente brouille familiale entre Marine et Jean-Marie Le Pen.

Après le retrait du président d'honneur du FN, Jean-Marie Le Pen, et celui vendredi matin de Bruno Gollnisch, Marion Maréchal-Le Pen, 25 ans, bénéficiait d'une certaine unanimité frontiste, et de l'appui de sa tante et présidente du parti, Marine Le Pen.

Elle a été désignée candidate en bureau politique extraordinaire à une très large majorité, moins cinq abstentions: celles des eurodéputées Sophie Montel et Dominique Bilde, des proches de Florian Philippot, celle de Bruno Bilde, conseiller spécial de Marine Le Pen ainsi que celles de Bruno Gollnisch et de Catherine Salagnac, une de ses proches, ont affirmé plusieurs sources à l'AFP.

Concernant sa propre candidature en région Nord-Pas de Calais-Picardie, Marine Le Pen réserve elle encore sa réponse. Louis Aliot, vice-président du FN et compagnon de la présidente du parti, s'est dit vendredi défavorable à cette candidature, jugeant peu opportun qu'une présidentiable se mêle à des "bagarres locales".

Au final, le FN a désormais un candidat pour 7 des 13 régions. La patronne du FN en avait désigné quatre à cinq "gagnables", outre celle qu'elle pourrait viser et la Paca.

En Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, c'est M. Aliot qui sera tête de liste.

Mme Montel, la candidate malheureuse de la législative partielle dans le Doubs début février, emmènera en Bourgogne-Franche-Comté le parti d'extrême droite, une investiture un peu plus disputée que les autres qu'elle a obtenue au détriment de l'eurodéputé Edouard Ferrand.

La cinquième région "prenable", selon Marine Le Pen, est la grande région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, dans laquelle le bras droit de la patronne du FN, Florian Philippot, pourrait être tête de liste.

Données politiques, économiques sur la région Paca dans la perspective des régionales de décembre (AFP-I. de Véricourt/A.Bommenel)

Nicolas Bay, secrétaire général du parti, mènera les frontistes en Normandie réunifiée, et Wallerand de Saint Just, trésorier du FN, ex-candidat aux municipales à Paris, en Île-de-France. Pascal Gannat sera chef de file en région Pays-de-la-Loire, Gilles Pennelle en Bretagne.

Les têtes de liste dans la plupart des régions restantes, hormis éventuellement Marine Le Pen, devraient "sans doute" être désignées lors d'un nouveau bureau politique prévu pour le 4 mai, selon un haut dirigeant frontiste.

- Procédure disciplinaire toujours en cours -

La question Paca réglée, restera la plus grosse part du différend familial à traiter, avec la procédure disciplinaire visant Jean-Marie Le Pen.

Le bureau politique de vendredi n'a que peu abordé le sujet, alors que M. Le Pen est depuis jeudi hospitalisé pour un "petit problème cardiaque".

Fin avril (le 27, a indiqué à l'AFP une source FN confirmant une information du Parisien), la plus haute instance du parti d'extrême droite, le bureau exécutif, se réunira en structure disciplinaire, à la demande de Mme Le Pen.

Au menu, une franche explication avec le co-fondateur du parti, à qui il est reproché son entretien dans l'hebdomadaire Rivarol du 9 avril, dans lequel il a notamment défendu le maréchal Pétain, et celui à BFM TV - RMC le 2 avril, où il a réitéré ses propos sur les chambres à gaz, "détail" de l'histoire de la Seconde guerre mondiale.

Mais des sanctions, pas certain qu'il y en aura. Florian Philippot, le numéro deux du parti et le plus virulent contre Jean-Marie Le Pen pendant cette crise interne, n'a pas exclu l'exclusion du patriarche, renouvelant à plusieurs reprises comme vendredi son souhait qu'il "prenne du champ" avec la politique.

D'autres sont opposés à toute sanction, jugeant son retrait de Paca suffisant. "Je ne suis pas sûr qu'il faille formellement le sanctionner", a indiqué M. Bay.

Et ce n'est pas la seule tension interne latente qui devra être réglée après cette crise: sur France 2 le matin comme en bureau politique plus tard, l'historique Bruno Gollnisch, "incarnation du Front d'une certaine époque" selon Marion Maréchal-Le Pen, a demandé un débat interne sur l'évolution du FN. Il l'avait rarement autant critiquée depuis son duel perdu avec Marine Le Pen en 2011 pour l'accession à la présidence du parti.

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