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Sénat: bataille de chefs à l'UMP pour la présidence

Paris (AFP) Mardi 30 Septembre 2014

Gérard Larcher le 28 septembre 2014 à Paris (AFP-Stéphane de Sakutin)

Les sénateurs UMP vont décider mardi qui de Gérard Larcher ou Jean-Pierre Raffarin sera leur candidat à la présidence du Sénat, lequel sera assuré d'emporter le plateau, appellation familière de cette présidence, mercredi en séance plénière.

Avec quelque 150 sénateurs alors que la majorité absolue est de 175, le groupe UMP est le plus important du Sénat. Avec les centristes, les sénateurs de droite sont 190. La gauche (PS, PCF, écologistes, radicaux de gauche, divers gauche) compte 156 élus et le Front national 2.

Les sénateurs UMP vont vivre une réédition de l'affrontement de 2008, qui avait vu Gérard Larcher l'emporter face à Jean-Pierre Raffarin. Comme en 2008, un troisième sénateur UMP, Philippe Marini, tentera de faire entendre sa voix.

Les sénateurs UMP se réuniront à partir de 15H00 salle Médicis, l'une des grandes salles de conférence du Sénat. La réunion sera strictement à huis clos. Même les collaborateurs parlementaires ne seront pas autorisés à y assister.

Le président du groupe Jean-Claude Gaudin prononcera une introduction d'une dizaine de minutes, puis chaque candidat disposera d'une quinzaine de minutes pour convaincre ses collègues. Les candidats ne pourront pas assister à la présentation de leurs concurrents.

Viendra ensuite le vote, à bulletin secret, à un ou deux tours. Le candidat élu sera celui qui obtiendra la majorité absolue. Un candidat peut se désister en faveur d'un autre entre les deux tours.

Gérard Larcher, qui a présidé le Sénat de 2008 à 2011 avant d'être battu par le président sortant Jean-Pierre Bel (PS), est parti très tôt, annonçant sa candidature dès février. "La question de savoir à quoi nous servons est posée", dit-il, alors que selon un sondage plus d'un Français sur deux serait favorable à la disparition de la Chambre haute.

- Le Sénat menacé de "disparition" -

Pas question pour autant qu'un Sénat de droite soit "en opposition frontale" avec le gouvernement de Manuel Valls, dit-il. Il devra bien sûr "préparer une majorité d'alternance" pour 2017, souligne le sénateur des Yvelines, mais il devra également entamer un dialogue avec le gouvernement.

Jean-Pierre Raffarin le 28 septembre 2014 à Paris (AFP/Archives-Stéphane de Sakutin)

Le Sénat est menacé "de disparition" s'il ne parvient pas à prouver son "efficacité", s'alarme l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui n'a dévoilé ses intentions que le 12 septembre. "Je propose un vrai sursaut", souligne-t-il, ajoutant que "l'avenir du Sénat passe par +un rapport de force républicain+ avec le président de la République".

"Je crois que j'ai la capacité de résistance parce que je connais bien l'Etat de l'intérieur et que je crois pouvoir avoir la force d'être quelqu'un qui portera le Sénat haut", dit-il aussi.

Philippe Marini s'engage pour sa part à "travailler efficacement à une rénovation du Sénat dans ses procédures pour qu'il joue tout son rôle".

Deux autres candidats se sont déclarés jusqu'à présent pour la présidence du Sénat.

La centriste Nathalie Goulet, qui se présente en candidate indépendante, veut un Sénat "plus efficace", quitte à diminuer le nombre de sénateurs. Son groupe pourrait cependant décider mardi d'avoir un candidat officiel.

A gauche, c'est le président de groupe PS Didier Guillaume, un proche de François Hollande, que les sénateurs socialistes ont désigné lundi par acclamation unanime. Le groupe communiste pourrait aussi décider à la dernière minute de présenter un candidat.

Mercredi, l'élection par ses pairs du président du Sénat - le deuxième personnage de l'Etat - aura lieu en séance publique par un vote à bulletin secret. Si la majorité absolue des suffrages exprimés est nécessaire aux premier et deuxième tours, la majorité relative suffit en cas de troisième tour.

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