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Soudan du Sud: le nombre de morts du choléra augmente

Juba (AFP) Vendredi 03 Juillet 2015

Du personnel médical entoure le corps d'un policier mort du choléra dans un campement sanitaire à Juba, au Soudan du Sud, le 3 juin 2014 (AFP/Archives-Samir Bol)

Au moins 29 personnes sont mortes dans une épidémie de choléra au Soudan du Sud, ravagé depuis un an et demi par un sanglant conflit, ont affirmé vendredi les Nations unies, et des milliers d'autres personnes sont menacées.

Au total, 484 cas de choléra ont été diagnostiqués entre début et fin juin, a précisé le bureau pour la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha). Sur ces 484 cas, 29 personnes sont mortes, dont six enfants de moins de cinq ans.

"Jusqu'à 5.000 enfants de moins de cinq ans risquent de mourir du choléra si aucune mesure urgente n'est prise pour contenir la menace", a averti Ocha dans un communiqué. "Le choléra est particulièrement dangereux pour les jeunes enfants, parce qu'il provoque une déshydratation rapide et grave".

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et des travailleurs humanitaires ont entamé une campagne de vaccination dans le pays. Le 23 juin, quand l'épidémie avait officiellement été déclarée par le ministère sud-soudanais de la Santé, le choléra avait déjà tué 18 personnes.

Les responsables sanitaires pensent que l'épidémie est partie début juin de bases de l'ONU surpeuplées dans la capitale Juba. A travers le pays, ces bases servent de refuge à quelque 140.000 Sud-Soudanais fuyant les combats.

L'épidémie s'est depuis étendue à d'autres parties de la capitale. L'an dernier, au moins 167 personnes étaient morte d'une précédente épidémie de choléra dans le pays.

Le choléra est une infection diarrhéique aiguë provoquée par l'ingestion d'aliments ou d'eau contaminés par un vibrion, qui peut provoquer la mort en quelques heures en l'absence de traitement. Il se propage facilement notamment dans les zones dépourvues d'infrastructures de base - eau propre, toilettes, assainissement - tels que les bidonvilles ou les camps de réfugiés, souvent surpeuplés.

Lutter contre l'épidémie est un défi supplémentaire pour les autorités sud-soudanaises et les agences humanitaires dans un pays où plus de deux millions de personnes ont été chassées de chez elles par les combats, accompagnés d'exactions, qui opposent depuis décembre 2013 les forces loyales au président Salva Kiir et celles fidèles à son ancien vice-président Riek Machar.

Sur ces deux millions, environ 1,5 million de personnes sont déplacées à l'intérieur du pays.

Les deux tiers des 12 millions d'habitants du pays ont besoin d'aide humanitaire et 4,5 millions de personnes n'ont pas suffisamment à manger, selon les acteurs humanitaires.

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