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Chez les oiseaux, un cerveau volumineux permet d'éviter les voitures

Paris (AFP) Mercredi 29 Mars 2017

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Des pigeons place du Trocadéro, le 2 mars 2017 à Paris (AFP/Archives-Ludovic MARIN)

Chaque année dans le monde, des centaines de millions d'oiseaux se tuent en percutant une voiture. Pourquoi certains évitent une telle collision quand d'autres meurent sur les pare-brise? Une question de taille de cerveau, selon une étude publiée mercredi.

"Les oiseaux avec des cerveaux plus petits sont plus susceptibles d'être percutés par une voiture", a expliqué à l'AFP Anders Pape Møller, chercheur du CNRS à l'Université Paris-Sud et coauteur de l'étude parue dans la revue Royal Society Open Science.

Selon ce chercheur, les espèces dotées d'un cerveau plus volumineux s'adaptent mieux aux dangers du trafic automobile et ce phénomène est également valable au sein d'une même espèce.

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont étudié 3.521 oiseaux appartenant à 251 espèces différentes, dont 31% étaient morts dans un accident de la route.

Ils ont constaté que les oiseaux victimes du trafic routier avaient des cerveaux relativement plus petits que les autres. Par contre, ils n'ont relevé aucun lien avec la taille d'autres organes, comme le foie, le cœur ou les poumons. D'autres chercheurs avaient déjà noté que certains oiseaux étaient capables de s'adapter à la circulation routière.

Les résultats de l'étude parue mercredi suggèrent qu'un cerveau volumineux permet aux oiseaux d’estimer la vitesse à laquelle un objet se rapproche, afin de s'envoler à temps.

Et "des études antérieures ont montré que les oiseaux commencent à décoller et s’envolent plus tôt lorsqu'ils sont sur une route à grande vitesse que lorsqu’ils sont sur une route à faible vitesse", a indiqué Anders Pape Møller.

En 2014, une étude américaine avait évalué les dangers qui guettent les oiseaux de nos villes. En un an, sur le seul territoire américain, 200 millions d'oiseaux avaient été tués par des automobilistes et 599 millions avaient trouvé la mort en percutant les fenêtres de maisons.

Mais, pour les oiseaux, les chats demeurent le principal danger! Cette année-là, 2,4 milliards d'oiseaux américains avaient fini dans la gueule de ces animaux de compagnie.

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