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Mort du physicien Jacques Friedel, un des pères de la science des matériaux

Paris (AFP) Vendredi 29 Août 2014

Le président François Hollande decore le physicien Jacques Friedel de la Grand-Croix de la Légion d'honneur à l'Elysée le 22 octobre 2013 (Pool/AFP/Archives-Michel Euler)

Le physicien français Jacques Friedel, 93 ans, un des pères fondateurs de la science des matériaux en France, est mort mercredi, ont annoncé vendredi le ministère de l'Education Nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et le CNRS.

"C'est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris le décès du physicien français Jacques Friedel. "C’est un grand scientifique et une grande personnalité qui disparaît", a dit la ministre Najat Vallaud-Belkacem, dans un communiqué cosigné par la secrétaire d'Etat en charge de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Geneviève Fioraso.

"Jacques Friedel a marqué la recherche en physique et l’enseignement au cours d’une carrière universitaire remarquable. Il a apporté des contributions essentielles en recherche, notamment sur la structure des métaux et des dislocations", souligne le CNRS.

"Par ses travaux scientifiques pionniers, son rôle déterminant lors de la création du Laboratoire de Physique des Solides d’Orsay (LPS) et son impact auprès des nombreux étudiants qu'il a formés, il aura beaucoup contribué à hisser l’Université Paris-Sud parmi les acteurs de premier plan de la recherche mondiale et marqué durablement notre établissement", a déclaré l'Université Paris-Sud.

Médaille d’or du CNRS, président de l’Académie des sciences de 1993 à 1994, professeur émérite à l’Université Paris sud, Grand-Croix de la légion d'honneur, Jacques Friedel était l’un des pères fondateurs de l’école française de physique des solides, dont la renommée est aujourd’hui mondiale.

Il cofonda en 1959 le laboratoire de physique des solides d’Orsay (CNRS-université Paris-Sud).

Egalement impliqué dans la formation des jeunes, il a participé à la création, en 1980, de l’Association Bernard-Gregory pour l’aide à l’emploi des jeunes docteurs, qu’il présida jusqu’en 1996. Il avait aussi présidé l'Observatoire national de la lecture lors de sa création en 1996.

Lors d'une rencontre avec des jeunes organisée par l'Académie des sciences en 2012, il avait confié avoir hésité, étant jeune, entre les lettres et les sciences. "On a tout à gagner à avoir d'autres passions que juste ce que l'on va faire plus tard dans la vie", avait-il raconté.

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