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La "miraculée" de Jean Paul II veut diffuser dans le monde son "témoignage de foi et d'espoir"

Rome (AFP) Jeudi 24 Avril 2014

La Costaricienne Floribeth Mora, la "miraculée" de Jean-Paul II, lors d'un entretien à l'AFP le 26 mars 2014 à son domicile à Dulce Nombre de Cartago, au Costa Rica (AFP/Archives-Ezequiel Becerra)

La "miraculée" costaricienne dont la guérison inexplicable permettra dimanche à Jean Paul II de devenir saint estime devoir diffuser son "témoignage de foi et d'espoir", a-t-elle confié à l'AFP à son arrivée à Rome, quatre jours avant la cérémonie de canonisation.

"Si on m'invite comme ils l'ont fait au Mexique, en Argentine ou au Panama, je continuerai à voyager, à aller partout, peu importe ma fatigue, pour porter ce message d'espoir et de foi au monde entier", a déclaré Floribeth Mora, 50 ans, venue avec son mari Edwin Solano et deux de ses quatre enfants Keiner et Edwin.

La "miraculée", dont la guérison d'un anévrisme cérébral en 2011 constitue le deuxième miracle soutenant la canonisation du pape Jean Paul II, a dit avoir reçu énormément de lettres de Latino-américains qui espèrent qu'elle les transmettra au pape François, premier Argentin de l'histoire (et premier pape du Sud du monde) à diriger l'Eglise catholique.

"J'ai hâte de connaître le pape et je suis fière que François soit l'un d'entre nous. Cet homme marche vers la sainteté", a estimé Mme Mora.

Elle s'est émue jusqu'aux larmes en racontant à nouveau sa guérison, le 1er mai 2011, alors que la béatification de Jean Paul II était retransmise en direct à la télévision.

"J'ai entendu une voix dans ma chambre qui me disait: +Lève-toi+. Et moi je n'y croyais pas, je me disais +Mon Dieu, je suis toute seule dans ma chambre+. J'ai entendu à nouveau la voix me dire +Lève-toi, n'aie pas peur+", a relaté Floribeth.

A ce moment-là, ses yeux "se sont fixés sur un journal où il y avait une photo de Jean Paul II". "Un journal qui ne signifiait rien pour beaucoup. Mais pas pour moi, c'était différent, car j'ai vu les mains tendues vers moi de Jean Paul II sortir de la photo", a-t-elle indiqué.

- "mission" de témoignage -

La "miraculée" costaricienne Floribeth Mora arrive pour une conférence de presse à Rome le 24 avril 2014 (AFP-Alberto Pizzoli)

Juste après, elle a dit s'être "sentie bien, avec une grande paix intérieure et la certitude d'être guérie" de l'anévrisme qui l'avait paralysée.

Sa convalescence, alors que les médecins lui donnaient au maximum un mois d'espérance de vie, a été progressive.

Et aujourd'hui, elle se sent "parfaitement bien": "Je pourrais me mettre à sauter en l'air, là, tout de suite".

Floribeth, assaillie de demandes d'interviews pendant son séjour en Italie, n'aurait jamais imaginé une telle succession d'évènements dans sa vie de modeste commerçante: "Je sens que Dieu m'a donné cette mission" de témoignage, dit-elle.

La certification de la guérison miraculeuse a duré des mois, au cours desquels elle a été soumise à de multiples examens médicaux, dont des scanners montrant que l'anévrisme avait disparu. Elle fut même hospitalisée au Policlinico Gemelli à Rome, établissement où sont soignés les personnalités politiques italiennes et les papes.

"Le processus a été très long et difficile. J'ai été examinée par beaucoup de médecins et neurologues jusqu'à ce qu'ils aient pu confirmer que mon cerveau n'avait subi aucun dommage, que mes artères cérébrales étaient libres de tout caillot et qu'aucune séquelle n'avait été détectée dans mon corps", a souligné Floribeth.

Pour la "miraculée", qui a été invitée aussi en Pologne, les fidèles qui viendront assister à la cérémonie de canonisation de Jean Paul II doivent "regarder davantage le miracle que la femme" qui en a bénéficié. Il fallait un deuxième miracle pour que le pape polonais Karol Wojtyla, béatifié grâce à la guérison d'une religieuse française, puisse être proclamé saint.

"Je suis ici parce que Dieu a décidé d'écrire une histoire à travers ma vie", a-t-elle ajouté.

En fin de journée, une messe était organisée dans une des églises polonaises de Rome. La petite église de Saint Stanislas était pleine à craquer, remplie de 300 à 400 fidèles, dont énormément de Polonais et une petite délégation du Costa Rica, a constaté un journaliste de l'AFP.

Quand Floribeth est entrée toute vêtue de noir, le visage masqué par un voile de dentelle, l'assistance était recueillie et silencieuse. Puis la messe a commencé.

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