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Noël: la mairie de Melun autorisée à conserver la crèche à l'hôtel de ville

Melun (AFP) Lundi 22 Décembre 2014

Des santons de la nativité sur un marché de Noël le 19 décembre 2014 à Marseille (AFP/Archives-Boris Horvat)

Le tribunal administratif de Melun a autorisé lundi la mairie de cette commune de Seine-et-Marne à conserver la crèche de Noël installée dans les jardins de l'hôtel de ville mais qui était attaquée au nom du principe de laïcité.

Le tribunal, saisi par la Fédération des libres penseurs de Seine-et-Marne, est allé à l'encontre des conclusions du rapporteur public. Ce dernier s'était prononcé vendredi en faveur du retrait de la crèche, estimant que cette installation était un emblême religieux et ne relevait pas d'une simple tradition.

"Nous sommes évidemment très satisfaits, mais il n'est pas question du faire du triomphalisme", a réagi auprès de l'AFP le maire UMP de la ville, Gérard Millet, qui a ajouté: "Cette crèche, on ne l'a pas faite par provocation. C'est un élément culturel, qui a toute sa place dans les décorations de Noël."

"Cette décision est surprenante, car elle va contre les conclusions du rapporteur, ce qui est très rare", a estimé de son côté le secrétaire de la Fédération des libres penseurs de Seine-et-Marne, Gérard Docquin, "déçu" que la crèche de la Nativité puisse rester en place. "C'est dommage pour la République et dommage pour la laïcité", a-t-il ajouté.

L'association avait déposé un recours en justice fin 2012 "pour excès de pouvoir", faute d'une réponse à ses lettres adressées au maire lui demandant de ne pas installer de crèche.

Plusieurs affaires ont relancé ces derniers jours le débat sur les crèches, objets de discorde entre partisans d'une "laïcité stricte" et tenants d'une "laïcité souple" prenant en compte la dimension culturelle de certaines pratiques religieuses.

Début décembre, le tribunal administratif de Nantes a enjoint le conseil général de la Vendée, vieille terre de tradition catholique, de démonter sa crèche de la Nativité installée dans le hall de ses locaux. Le conseil général a fait appel.

Saisi vendredi d'une demande similaire, mais dans le cadre d'une procédure d'urgence, dite de référé, le tribunal administratif de Montpellier a pour sa part rejeté la demande d'enlèvement de la crèche de la mairie de Béziers, ville de l'élu Robert Ménard, proche du Front national, en attendant un jugement sur le fond.

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