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France-Brésil: une rentrée de gala

Paris (AFP) Jeudi 26 Mars 2015

Les internationaux français Alexandre Lacazette (g), Christophe Jallet (c) et Antoine Griezmann à l'entraînement le 25 mars 2015 au Stade de France (AFP-Franck Fife)

Que rêver de mieux qu'un France-Brésil pour débuter l'année? Les Bleus retrouvent leur rival préféré pour un match amical de prestige qui pourrait marquer les grands débuts de Nabil Fekir, jeudi au Stade de France, avec toujours l'Euro-2016 en ligne de mire.

Michel Platini, l'un des bourreaux de la Seleçao en quart de finale du Mondial-86, a planté le décor. "Normalement, on bat le Brésil. En France, on peut souffrir contre n'importe qui, mais normalement on les bat", a déclaré avec le sourire le président de l'UEFA en marge du congrès de l'instance européenne, mardi à Vienne.

Le Brésilien Neymar (D) à l'entraînement le 25 mars 2015 au Stade de France à Saint-Denis (AFP-Fransk Fife)

L'ancien capitaine et N.10 des Bleus connaît bien ses classiques. Si l'Allemagne peut être considérée comme le cauchemar de l'équipe de France, le Brésil est à jamais associé aux plus belles heures de son histoire en Coupe du monde (demi-finale en 1958, quarts de finale en 1986 et 2006, finale en 1998).

Certes, le dernier duel avait largement tourné en faveur des Brésiliens (3-0 en juin 2013 en amical à Porto Alegre). Mais Michel Platini peut compter sur Didier Deschamps pour rétablir la balance et refaire un mauvais coup à Dunga, capitaine des Auriverde un certain 12 juillet 1998 dans la même enceinte et devenu lui aussi sélectionneur de son pays.

Comme s'il fallait encore ajouter au prestige de ce face-à-face, la Fédération française de football a décidé d'honorer avant le coup d'envoi les joueurs à plus de 100 sélections (Henry, Desailly, Deschamps, Zidane, Vieira, seul Thuram manquant à l'appel). Une cérémonie est notamment prévue dans un salon du Stade de France en présence du président de la République François Hollande avant une présentation au public.

- Le test Neymar -

L'attaquant lyonnais Nabil Fekir, lors d'une conférence de presse à Clairefontaine-en-Yvelines, le 24 mars 2015 (AFP-Franck Fife )

Les jeunes troupes de Didier Deschamps, invaincues depuis leur défaite en quart de finale du Mondial-2014, espèrent justement imiter leurs glorieux aînés dans 15 mois lors du Championnat d'Europe organisé à la maison. Se frotter au Brésil de Neymar permettra de mieux situer leur potentiel après de brillantes démonstrations face à l'Espagne (1-0) et au Portugal de Cristiano Ronaldo (2-1).

La défection de plusieurs cadres (Lloris, Pogba, Cabaye, Debuchy) ne facilite pas la tâche du sélectionneur, mais celui-ci a tout de même récupéré en défense le héros du barrage retour Mamadou Sakho. Le joueur de Liverpool en a terminé avec ses pépins physiques et pourrait reformer la charnière centrale attitrée de l'équipe de France avec Raphaël Varane.

Les équipes probables du match amical France-Brésil (AFP-K. Tian/D. Mayer, ls/dmk/abm/vl)

Nabil Fekir sera aussi l'une des grandes attractions de la soirée. Le prodige lyonnais de 21 ans ne devrait pas débuter le match, Deschamps ayant la volonté d'aligner la meilleure équipe possible avant de faire tourner dimanche contre le Danemark à Saint-Etienne. Mais deux semaines après avoir choisi les Bleus au détriment de l'Algérie au terme d'un long feuilleton, la révélation de la saison en Ligue 1 (11 buts, 7 passes décisives) pourrait connaître une promotion internationale express en fin de partie.

Côté brésilien, il faudra bien sûr surveiller la pépite Neymar, le nouveau capitaine d'une Seleçao reprise en main par Dunga et qui tente de tourner la page après l'humiliation du Mondial à domicile et du 7-1 concédé face à l'Allemagne en demi-finale.

La méthode de l'ex-capitaine commence à payer: six victoires en six rencontres, 14 buts inscrits et un seul encaissé, agrémentés d'un succès de prestige contre l'ennemi juré argentin (2-0).

Les esthètes ont beau s'arracher les cheveux devant ses choix tactiques, comme lors de son premier passage à la tête de l'équipe nationale de 2006 à 2010, Dunga reste droit dans ses bottes avec comme premier objectif, s'imposer sur le continent lors de la Copa America (11 juin-4 juillet au Chili), avant de partir à la reconquête de la Coupe du monde en 2018 en Russie. Exactement ce que rêve de réaliser Deschamps avec les Bleus.

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