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GP de Monaco: Rosberg chanceux, Hamilton non, comme au casino

Monte-Carlo (Principauté de Monaco) (AFP) Dimanche 24 Mai 2015

L'Allemand Nico Rosberg, au volant de sa Mercedes, le 24 mai 2015 sur le Grand Prix de Monaco (AFP-)

C'était le 73e Grand Prix de Monaco de Formule 1 et ça s'est passé comme au Casino de Monte-Carlo: certains ont eu de la chance, comme Nico Rosberg et Max Verstappen, d'autres un peu moins, comme Lewis Hamilton.

L'Allemand a remporté un GP de Monaco qu'il n'aurait jamais dû gagner, revenant à dix points de son coéquipier britannique (116 à 126), victime d'une "erreur" de l'écurie championne du monde, selon son Team Principal, Toto Wolff.

"Bien sûr, je suis ravi d'obtenir une victoire de plus à Monaco", a réagi Rosberg. "Mais je sais également que j'ai eu de la chance aujourd'hui. Lewis a très bien piloté et il méritait la victoire, c'est sûr. Je vais savourer le moment, mais Lewis était bien le plus fort ce week-end".

C'est sa deuxième victoire d'affilée en 2015, après le GP d'Espagne début mai, et c'est la première fois dans sa carrière, riche désormais de dix victoires. Dont trois consécutives à Monaco. Comme Graham Hill, Alain Prost et Ayrton Senna avant lui.

C'est une victoire totalement inespérée, car quand la voiture de sécurité est sortie, suite à un accrochage du 64e tour entre Max Verstappen (Toro Rosso) et Romain Grosjean (Lotus), au freinage de Sainte-Dévote, Hamilton était loin devant, intouchable, avec plus de dix secondes d'avance sur Rosberg.

A ce moment-là, soit à quinze tours de la fin, Hamilton a été le seul à rentrer au stand, à la demande de son équipe, alors qu'il menait depuis son départ en pole position. Il est ressorti des stands derrière Rosberg et Sebastian Vettel (Ferrari), restés sagement en piste. Et il n'a jamais pu les dépasser, même en pneus super-tendres neufs, quand la course a repris au 70e des 78 tours.

"Nous avons fait une erreur de maths, en nous basant sur les calculs de nos ordinateurs, et nous avons pensé qu'il fallait faire un arrêt au stand pour nous protéger de Sebastian (Vettel)", a expliqué Wolff dans le paddock. "Il n'y a pas d'excuse, nous avons fait perdre la course à Lewis à cause de cette erreur, en pensant que l’écart était plus important que ce qu'il était. Lewis nous a averti que la température de ses pneus était en train de chuter et qu'il manquait d'adhérence. Nous l'avons fait rentrer pour les changer. Nous aurions dû éviter de prendre ce risque."

L'erreur du jour est donc venue des stratèges de Mercedes, aux dépens de leur double champion du monde anglais, et personne ne s'est caché. "Ça s'est passé tellement vite, je ne me souviens de rien. J'avais confiance, car je pensais que les autres allaient s'arrêter aussi", a confié Hamilton.

- Miracle à Sainte-Dévote -

"On gagne ensemble, on perd ensemble", a aussi résumé Hamilton, dépité, après son 76e podium en 154 GP de F1. "L'équipe a été fantastique pendant toute la saison dernière. On va s'asseoir et parler de tout cela tranquillement", a-t-il ajouté. La grande classe, malgré la déception.

Le miracle du jour s'est produit au fameux virage de Sainte-Dévote, tout près de l'église de la patronne de Monaco et de la Corse. Verstappen, 17 ans, était derrière Grosjean, à l'entame du 64e tour, quand le freinage du Français a surpris le jeune Néerlandais, lancé à plus de 280 km/h en bout de ligne droite.

L'aileron avant de la Toro Rosso a accroché la roue arrière droite de la Lotus, puis la monoplace est partie tout droit et a tapé très fort dans les blocs absorbants. Après quelques secondes d'inquiétude, le jeune Néerlandais a retiré son volant et est sorti tout seul, visiblement indemne, de sa voiture détruite. Il n'avait jamais couru à Monaco et visait une place dans les points.

Dans le camp Renault, les gros points ont été marqués par Red Bull Racing: le Russe Daniil Kvyat 4e, son meilleur résultat en F1, devant l'Australien Daniel Ricciardo, 5e.

Enfin, au rayon "remontée du jour", Carlos Sainz Jr (Toro Rosso), parti des stands, a terminé 10e. La place que convoitait son coéquipier Verstappen quand il suivait Grosjean de très près, très vite. La preuve que Sainte-Dévote, placée aux premières loges, a tout géré, jusqu'au drapeau à damier.

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