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Ligue des champions: le PSG pour l'honneur, l'exploit dans un coin de la tête

Barcelone (AFP) Lundi 20 Avril 2015

L'entraîneur du PSG, Laurent Blanc, observe le quart de finale allerr de la Ligue des champions de football contre Barcelone, le 15 avril 2015 au Parc des Princes (AFP/Archives-Martin Bureau)

Torpillé au match aller au Parc des Princes (3-1), le Paris SG jouera mardi (20h45) à Barcelone son quart de finale retour de Ligue des champions sans le moindre espoir de qualification ou presque, mais avec l'idée de montrer un autre visage que lors de la première manche.

Pour quelle raison les Parisiens pourraient-ils bien y croire ? Parce que gagner 3-1 à l'extérieur, ce qui les mènerait en prolongation, ils savent faire. Ils l'ont d'ailleurs fait il n'y a pas trois jours. Oui, mais c'était à Nice, pas au Camp Nou.

Parce qu'il n'y a pas si longtemps, en mai 2013, le Barça a sombré 3-0 sur sa pelouse en C1. Oui, mais c'était face au Bayern Munich, sans Messi, et les Catalans s'étaient déjà inclinés 4-0 à l'aller.

Parce qu'il y a un peu plus longtemps, en 1984, Metz est parvenu à s'imposer 4-1 à Barcelone après avoir été rossé 4-2 à l'aller. Oui, mais les coupes européennes sont aujourd'hui beaucoup moins imprévisibles qu'à l'époque et si l'on en parle encore 30 ans après, c'est bien qu'il s'agit d'un exploit unique.

Parce que Paris a montré face à Chelsea, à 10 contre 11, que l'exploit et le refus de l'inéluctable étaient en lui. Oui, mais comme le disait Laurent Blanc après le match aller, "le faire une fois, c'est déjà énormissime".

Alors ? Alors, "tant qu’il y a une chance, il faut la jouer à fond, sinon ce n’est même pas la peine de prendre l’avion". Le résumé est signé Blaise Matuidi : le Barça a pris un avantage considérable, sans doute définitif, mais il reste au moins 90 minutes et Paris compte bien en faire le meilleur usage.

- Verratti tire les fils -

Et si le club de la capitale doit quitter la compétition de ses rêves en quarts de finale pour la troisième fois d'affilée, il pourrait être utile d'y mettre la manière. Car à l'heure de faire le bilan de la saison, Blanc et ses joueurs ne voudraient pas que les résultats nationaux soient trop ternis par ceux de la scène européenne.

Pour y parvenir, les Parisiens s'avanceront mardi avec une équipe qui n'aura pas tout à fait la même allure qu'à l'aller. Verratti, présenté par le latéral barcelonais Dani Alves comme "celui qui tire les fils", fera ainsi son retour de suspension.

Mais il ne sera pas accompagné au milieu par Thiago Motta, encore trop juste. De la même façon, Thiago Silva, qui figurait initialement dans le groupe retenu par Blanc, est finalement resté à Paris pour y poursuivre sa convalescence.

- Ibra entre deux suspensions -

Le milieu du PSG, l'Argentin Javier Pastore (d), célèbre son but contre Nice en L1 de football, le 18 avril 2015 à Nice (AFP-Valery Hache)

Mais surtout, cette fois il y aura Ibrahimovic. Le Suédois, qui ensuite ne réapparaîtra plus avant le mois de mai, fait un bref retour entre deux suspensions. Celui-ci pourrait changer un peu la donne, la menace offensive parisienne au match aller ayant été très insuffisante en son absence.

"Ca va changer beaucoup de choses, c'est un joueur très important pour nous, comme Verratti d'ailleurs. Ils sont tous les deux fondamentaux", a déclaré lundi à ce sujet Javier Pastore.

L'Argentin de son côté a confirmé sa bonne forme avec un doublé samedi à Nice. Il a lui même reconnu que cela ne suffisait pas à faire de lui le "meilleur joueur du monde", comme le pense Eric Cantona, mais après une première manche un peu timide, il est attendu.

Et puisqu'il n'y a plus grand-chose à perdre, les joueurs de Blanc pourraient aussi se risquer à un placement un peu plus haut et à un peu plus de pressing qu'à l'aller. Très passifs dans ce domaine au Parc des Princes, ils avaient subi et s'étaient retrouvés très exposés.

Le problème, c'est que Messi, Neymar et Suarez ne sont pas devenus maladroits en six jours et qu'on voit mal comment le PSG pourrait ne pas encaisser au moins un but.

"Je pense qu'on aura la possibilité de marquer, j'en suis convaincu. Mais le gros problème avec Barcelone c'est qu'il faut aussi ne pas en prendre. Ca, c'est quasiment impossible", a ainsi reconnu Blanc lundi.

Mais les Parisiens l'ont constaté face à Chelsea à Stamford Bridge, il n'y a pas d'exploit sans immense difficulté.

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