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Platini ne se présentera pas à la présidence de la Fifa

Monaco (AFP) Jeudi 28 Août 2014

Michel Platini, président de l'UEFA, le 22 février 2014 à Nice (AFP/Archives-Valery Hache)

Michel Platini, président de l'UEFA, ne se présentera pas à la l'élection à la présidence de la Fifa, mais se place clairement dans l'opposition à Joseph Blatter, dirigeant en exercice aux envies de cinquième mandat.

. "Ce n'est pas mon heure, pas encore"

"C'est le choix du cœur, de la passion, je me représente à un nouveau mandat à l'UEFA, je ne me présente pas à la Fifa, ce n'est pas un choix par défaut." C'est par ces mots devant la presse internationale à Monaco, que l'ancien capitaine de l'équipe de France, 59 ans, a répondu à la question que tout le monde se posait, lui y compris, au sujet de l'élection présidentielle à la Fifa le 29 mai 2015 à Zurich.

"Ce n'est pas le moment, ce n'est pas mon heure, pas encore. J'ai réfléchi longtemps, mais je n'ai pas réussi à me convaincre", a-t-il encore confié. Elu une première fois au terme d'un scrutin serré en 2007 à l'UEFA, réélu triomphalement par acclamation en 2011, Platini brigue donc un troisième mandat de quatre ans dans son instance pour les élections le 24 mars à Vienne. Mais tout le monde ne retiendra sans doute de cette annonce qu'une seule chose: le duel tant attendu Platini-Blatter n'aura pas lieu.

. "Pas peur de Blatter"

"Joseph Blatter (78 ans) n'est pas officiellement candidat, mais je pense qu'il va être candidat à sa succession", a poursuivi l'ancien meneur de jeu des Bleus. "Je l'ai aidé en 1998, en 2002, en 2007, en 2011 il m'a demandé de l'aider. Je pense qu'il va y aller en 2015, mais je ne le soutiendrai pas. Je lui ai dit dans les yeux, car je pense que la Fifa a besoin d'un souffle nouveau."

"Mon choix n'a pas été fait en fonction de qui est en face, a martelé Platini. En 2007 je me suis présenté contre le candidat en place à l'UEFA (Lennart Johansson) et j'ai gagné, alors on ne peut pas m'accuser d'avoir peur de Blatter."

"J'ai quand même de l'estime pour Blatter, mais il devrait laisser sa place", a-t-il insisté, avant de faire cette "confidence rigolote": "Tous ceux qui m'aiment bien veulent que je reste à l'UEFA et tous ceux qui n'aiment pas M. Blatter voulaient que j'aille à la Fifa..."

. Tacles à Blatter, Champagne "sans intérêt"

Le président de l'UEFA Michel Platini et le président de la Fifa Sepp Blattern lors de Portugal-Allemagne, pendant le Mondial, le 16 juin 2014 à Salvador de Bahia (AFP-Fabrice Coffrini)

Platini est donc clairement dans le camp des opposants à Blatter. Et durant son intervention à Monaco, il a glissé quelques tacles -- mi-amusé mi-sérieux -- au président en exercice.

"Blatter quand il m'avait comme conseiller a fait du très très bon travail, après j'ai dû partir, et ça a été moins bien (rires)", a d'abord plaisanté l'ancien joueur de la Juventus.

Et d'ajouter, plus posément: "Blatter vient de l'administration et je crois qu'à l'avenir, on ne doit plus tolérer que quelqu'un vienne de l'administration et prenne ce type de poste."

Et d'ajouter: "+Sepp+ (diminutif de Blatter, ndlr) est beaucoup dans la communication, je ne suis pas sûr qu'il croie tout ce qu'il dit. Il disait qu'il était contre la technologie avant, il veut montrer qu'il est moderne, mais je pense qu'au fond il est contre tout ça."

Blatter avait indiqué au Congrès de la Fifa à Sao Paulo, début juin, qu'il serait favorable à ce que les entraîneurs aient un recours à la vidéo quand ils contestent une décision de l'arbitre dans un match.

Il y a pour l'heure un seul candidat officiellement déclaré, Jérôme Champagne, 56 ans, ex-vice secrétaire général de la Fifa qui n'a sur le papier aucune chance d'être élu. "Le second candidat? Sans intérêt", a seulement dit Platini sans même prononcer son nom.

. Un autre candidat?

"Beaucoup attendaient ma position et maintenant qu'elle est connue, on verra s'il y a d'autres candidats, et on discutera à l'UEFA pour voir qui on peut soutenir", a détaillé Platini. Le soutien de l'UEFA (54 voix sur 209) n'ira donc pas à Blatter, ni à Champagne. A qui alors?

A l'UEFA, beaucoup vont sans doute se tourner vers Michael van Praag, président de la Fédération néerlandaise de football, pour le sonder. C'est lui qui avait dit dans les yeux à Blatter à Sao Paulo: "La Fifa est aujourd'hui indissociable de la corruption, la Fifa a un président, vous êtes responsable."

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