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Attaque du marché de Noël: Chérif Chekatt tué à Strasbourg

Strasbourg (AFP) Jeudi 13 Décembre 2018

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Une photo de Cherif Chekatt, l'auteur présumé de l'attentat du marché de Noël de Strasbourg, obtenue par l'AFP le 12 décembre 2018 (AFP-Handout)

Chérif Chekatt, l'auteur de l'attentat du marché de Noël à Strasbourg a été tué par les forces de l’ordre jeudi soir dans un quartier proche du centre-ville, après deux jours de traque.

L'homme a été abattu dans le quartier du Neudorf, là où sa trace avait été perdue après son équipée sanglante mardi. Un très important dispositif de police a été déployé jeudi soir.

"Il a tiré sur une équipe de policiers de sécurité publique qui a riposté", a indiqué à l'AFP un source policière.

Des dizaines de véhicules de police ont convergé autour de la rue Lazaret, où Chérif Chekatt a été abattu, a constaté un journaliste de l'AFP. Un périmètre de sécurité bloquait l'accès à la rue.

Les forces de l'ordre ont été applaudies par les badauds rassemblés au niveau du périmètre de sécurité. "Bravo !!!" ont lancé certains d'entre eux.

Quelques minutes auparavant, un hélicoptère doté d'un puissant projecteur a survolé le quartier du Neudorf.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, arrivé à Strasbourg en début de soirée, devait se rendre sur place. Un point de presse est prévu à 22H00 à la préfecture du Bas-Rhin.

Plus de 700 membres des forces de l'ordre étaient à la recherche du suspect depuis l'attentat et plusieurs opérations de police avaient déjà eu lieu au Neudorf, quartier du sud de Strasbourg, où Chérif Chekatt, 29ans, a grandi.

Mardi soir, peu avant 20H00, il avait pénétré dans le centre historique de la ville au coeur du marché de Noël et avait ouvert le feu à plusieurs reprises sur les passants.

Porteur d'une arme de poing et d'un couteau, il a ensuite échangé des tirs avec les forces de l'ordre, qui l'ont blessé au bras, avant de réussir à s'enfuir en taxi. Des témoins l'avaient entendu crier "Allah Akbar".

- Fiché "S" -

Né à Strasbourg, Chérif Chekatt a un passé judiciaire très lourd (27 condamnations en France, Allemagne et Suisse) et est fiché "S" ("sûreté de l'État") pour sa radicalisation islamiste.

Elle avait été détectée lors de chacun de ses séjours en prison - il a une affiche de Ben Laden dans une de ses cellules - où a été repéré son prosélytisme "parfois agressif", selon une source proche de l'enquête. Il était suivi activement depuis sa sortie de prison, et ce jusqu'à mardi, sans que des velléités de passage à l'acte soient détectées.

Mercredi soir, la police nationale avait lancé un appel à témoins pour retrouver cet "individu dangereux" de 1,80 m, "peau mate", "corpulence normale" et qui présente une "marque sur le front".

La section antiterroriste du parquet de Paris s'était saisie de l'affaire.

Trois personnes sont toujours entre la vie et la mort, et trois blessés sont sorties de l’hôpital, a indiqué Christophe Castaner lors d'un premier point presse à la préfecture , où il était arrivé jeudi en début de soirée, annonçant la réouverture vendredi du marche de Noël de la ville fermé depuis mardi soir.

Cinq des proches de Chérif Chekatt ont été placés en garde à vue: ses parents et deux de ses frères dès mercredi, et un autre membre de son entourage jeudi. D'après plusieurs sources, un autre frère, fiché S, a été interpellé en Algérie.

Mardi matin, quelques heures avant l'attentat, Chérif Chekatt devait être interpellé par les gendarmes dans le cadre d'une enquête de droit commun, mais avait échappé à cette arrestation.

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