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Les négociations commerciales avec la Chine restent sur les rails, affirme la Maison Blanche

Washington (AFP) Mardi 22 Janvier 2019

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Larry Kudlow, principal conseiller économique du président Donald Trump, à Washington le 27 novembre 2018 (AFP/Archives-NICHOLAS KAMM)

Les négociations avec la Chine, qui doivent tenter de mettre un terme à la guerre commerciale qui oppose Washington et Pékin, sont toujours sur les rails, a affirmé mardi la Maison Blanche, tenant à rassurer des marchés très nerveux.

Larry Kudlow, l'un des principaux conseillers économiques du président Donald Trump a formellement démenti des informations du Financial Times et de son ancien employeur la chaîne CNBC, qui affirmaient que l'administration américaine avait refusé de tenir des réunions avec des émissaires chinois à Washington cette semaine.

Selon ces médias, elles devaient préparer le terrain à la venue dans la capitale américaine fin janvier du Vice-Premier ministre Liu He, négociateur commercial en chef de Pékin.

"Aucune annulation, aucune, zéro!", a martelé M. Kudlow, quelques minutes avant la clôture de Wall Street, sur CNBC.

Le démenti n'a pas suffit à renverser réellement la tendance sur des marchés rendus très nerveux par la guerre commerciale entre les deux premières économies du monde mais aussi par les inquiétudes liées à la santé de l'économie mondiale en général.

"Ces informations sont fausses, il n'y a jamais eu de meeting prévu", a insisté M. Kudlow, soulignant que "la grande réunion, celle que tout le monde prépare, sera celle avec le Vice-Premier ministre Liu He".

Celui-ci doit être à Washington les 30 et 31 janvier pour négocier en particulier avec Robert Lighthizer, le Représentant américain au commerce (USTR), en charge des négociations commerciales internationales.

"Ces rencontres à la fin du mois, dont je pense personnellement qu'elles seront très, très importantes, vont déterminer l'avenir et les progrès que nous pouvons faire", a insisté M. Kudlow.

Le temps presse pour un accord.

Le président américain a accepté une trêve de trois mois dans l'imposition des tarifs douaniers punitifs qu'il a mis en oeuvre depuis le printemps après une rencontre avec son homologue chinois Xi Jinping le 1er décembre à Buenos Aires.

La pause doit permettre aux deux parties de trouver un accord pour réduire le déficit commercial qui fait enrager M. Trump mais aussi les pratiques jugées "déloyales" par les Américains, comme le transfert forcé de technologie ou le non-respect de la propriété intellectuelle.

C'est l'absence d'avancée sur ces deux derniers dossiers, bien plus complexes que le rééquilibrage des échanges commerciaux qui, selon le FT et CNBC, avait amené l'administration Trump à annuler les rencontres préparatoires de cette semaine.

M. Trump a menacé de faire passer de 10% à 25% les tarifs douaniers sur 200 milliards de dollars de produits importés de Chine si aucun accord n'est trouvé au 1er mars.

- Faire confiance mais vérifier -

Le conseiller du président n'a pas voulu entrer dans les détails "des discussions exhaustives" estimant que cette négociation avec la Chine était "la plus large et la plus en profondeur jamais menée" par les deux pays.

Il a reconnu que "c'était très compliqué" et a insisté sur le fait que pour obtenir un accord qui soit dans l'intérêt des Etats-Unis, il "fallait régler les problèmes de vol de propriété intellectuelle et les transferts forcés de technologie, le fait que les Américains ne pouvaient être propriétaires de leur propres entreprises en Chine, les cyber-interférences avec différentes sociétés tout comme des questions de barrières douanières comme non-douanières".

"C'est au président de décider ce qui est acceptable ou ce qui ne l'est pas", a affirmé M. Kudlow, insistant également beaucoup sur la nécessité d'être en mesure de vérifier l'application d'un éventuel accord.

"La mise en oeuvre est absolument cruciale pour cet accord" avec des dates butoir, un calendrier, etc.

"Est-ce que cela sera résolu à la fin du mois? Je ne sais pas et je n'aurais pas l'audace de faire une prédiction mais je veux que les gens sachent à quel point il est important que ce soit sur la table".

Pour appuyer son propos, il a cité un adage de l'ancien président américain Ronald Reagan, pour lequel il a travaillé: "Fais confiance mais vérifie".

Donald Trump a laissé entendre à plusieurs reprises qu'il se voyait en position de force face à une Chine dont l'économie a fortement ralenti.

"La Chine affiche sa plus lente croissance depuis les années 1990 à cause des tensions commerciales et de nouvelles politiques. La Chine a tout intérêt de conclure un +Véritable Accord+ et d'arrêter de tourner autour du pot", a tweeté le président américain lundi.

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