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Alexandre Benalla et Vincent Crase restent en prison

Paris (AFP) Vendredi 22 Février 2019

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Vincent Crase et Alexandre Benalla devant la commission d'enquête du Sénat le 21 janvier 2019 à Paris (PHOTO MONTAGE) (AFP/Archives-Alain JOCARD, Bertrand GUAY)

L'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, et son ami Vincent Crase, ex-employé de LREM, ont été maintenus en détention provisoire vendredi, la cour d'appel de Paris ayant rejeté leur référé-liberté déposé par leurs avocats, a-t-on appris de source judiciaire.

La décision a été prise par le président de la chambre de l'instruction.

MM. Benalla et Crase ont été incarcérés mardi, à la suite d'une décision d'un juge des libertés et de la détention saisi par les magistrats instructeurs en charge de l'enquête sur les violences qui leur sont reprochées au cours des manifestations du 1er-Mai.

Ils avaient été convoqués le matin même au tribunal de Paris, conséquence de la révélation par Mediapart d'enregistrements clandestins d'une conversation entre les deux hommes, datée du 26 juillet, soit quatre jours après leur mise en examen et alors que la justice leur avait interdit d'entrer en contact.

Outre cette procédure d'urgence du référé-liberté, les avocats d'Alexandre Benalla et Vincent Crase ont également interjeté appel de leur placement en détention provisoire. Il sera examiné mardi matin par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, réunie en formation collégiale.

Les avocats contestent la légalité des enregistrements publiés par Mediapart, estimant leur origine douteuse car ne provenant selon eux ni d’écoutes judiciaires, ni d’écoutes administratives.

La défense d'Alexandre Benalla a déposé une plainte le 14 février pour "détention illicite d'appareils ou dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d'interceptions", "atteinte à l'intimité de la vie privée", "atteinte à la représentation de la personne" et "faux". Vincent Crase a lui aussi porté plainte.

L'affaire Benalla, qui a débuté en juillet, n'a cessé depuis d'empoisonner l'exécutif, avec ses multiples volets et rebondissements.

Cette semaine encore, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire afin de déterminer s'il y a pu avoir des "dissimulations de preuves" dans le cadre des différentes procédures visant l'ancien chargé de mission de l'Elysée et son entourage.

Au Sénat, la commission d'enquête mise sur pied l'été dernier a rendu ses conclusions et demandé au président de la Chambre haute de saisir le parquet pour "faux témoignage", soupçonnant MM. Benalla et Crase d'avoir menti sous serment.

Elle a également mis en cause les témoignages de trois hauts responsables au palais présidentiel - Patrick Strzoda, Alexis Kohler et le général Lionel Lavergne - les soupçonnant d'"omissions, incohérences" et "contradictions".

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