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Ligue 1: nouvelle journée tronquée, cauchemar pour le calendrier

Paris (AFP) Jeudi 13 Décembre 2018

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Six matchs de Ligue 1 prévus ce week-end ont été reportés, leur reprogrammation promet d'être un casse-tête (AFP/Archives-JEAN-FRANCOIS MONIER)

Entre gilets jaunes et plan Vigipirate "urgence attentat", la majorité des matches de la 18e journée de L1 prévus ce week-end ont été reportés: avec six rencontres de la 17e journée déjà repoussées à mi-janvier, la reprogrammation s'annonce cauchemardesque et mécontente le PSG qui doit recaser deux matches dans son calendrier surchargé.

Cinq rencontres reportées - Dijon-Paris SG, Amiens-Angers, Nantes-Montpellier, Guingamp-Rennes, Marseille-Bordeaux - n'ont toujours pas de nouvelle date. Deux autres ont pu être déplacées à court terme - Nice-Saint-Etienne de vendredi à dimanche 17h00, et Caen-Toulouse de samedi à mardi 19h30 -, tandis que Lyon-Monaco a été décalé de plusieurs heures pour être reprogrammé en prime time dimanche (21h00).

La commission des compétitions de la Ligue de football professionnel (LFP) n'avait sûrement pas prévu de tourner ainsi le calendrier dans tous les sens.

C'est bien sûr un cas de force majeur, entre manifestations sociales des "gilets jaunes" le week-end précédent, et contexte post-attentat pour celui qui s'annonce, après l'attaque sur le Marché de Noël de Strasbourg qui a fait trois morts et 13 blessés mardi soir.

- "Re-planification un peu complexe" -

Mais si la Ligue a limité la casse pour Nice-Saint-Etienne et Caen-Toulouse, seulement déplacés de quelques jours, il y a encore cinq rencontres auxquelles il faut trouver une nouvelle place dans un calendrier déjà bondé début 2019. "Ce que nous souhaitons, évidemment, c'est un retour à la normale, dans notre pays d'abord et pour nos compétitions parce que cette situation n'est pas facile pour nos clubs, pour nos supporters", a dit le directeur général de la LFP, Didier Quillot, lors d'un point-presse téléphonique jeudi après-midi.

Le dirigeant s'est dit "conscient des difficultés qu'on crée aux clubs et aux supporters". Car le mois de janvier promet d'être dense: les clubs de l'élite vont y débuter leur parcours en Coupe de France, au stade des 32e de finale. Ils ont aussi au programme les quarts de finale de la Coupe de la Ligue, pour ceux qui auront passé les huitièmes de finale organisés fin décembre.

Le directeur général de la Ligue de football professionnel (LFP) Didier Quillot, le 4 décembre 2018 à Paris (AFP/Archives-FRANCK FIFE)

Le calendrier a déjà permis de reprogrammer les six rencontres de la 17e journée de Ligue 1, les 15 et 16 janvier... Mais quid des rencontres de la 18e journée, reportées mercredi et jeudi "en raison de l'actualité et de l'affectation des forces de l'ordre sur d'autres missions", selon la terminologie de la LFP, et qui ne pourront pas se jouer en 2018?

"La re-planification va être un peu complexe mais on appliquera le principe, qui est indéfectible, de reprogrammer les matches le plus vite possible et à la première date disponible", a exposé Didier Quillot.

- Casse-tête pour le PSG -

Cela n'a pas l'air de plaire au PSG, qui avait prévu de se rendre en tournée au Qatar mi-janvier, mais dont le match contre Montpellier (17e journée) a été décalé au 15 janvier. Le club a officiellement demandé un nouveau report.

Didier Quillot a expliqué que le PSG demandait à jouer ce match le 13 ou le 20 février, en fonction du tirage au sort des huitièmes de finale de la Ligue des champions (lundi). Mais entre temps, Dijon-PSG, initialement prévu samedi (17h00), a lui aussi été reporté jeudi soir "à la demande de la préfecture de la Côte d'Or" en "raison de l'actualité" ! Un nouveau casse-tête.

Et la 19e journée peut-elle être à son tour perturbée, alors que Strasbourg devra notamment recevoir Nice samedi 22 décembre? Didier Quillot a assuré jeudi qu'il n'y avait pas eu de discussions avec les autorités à ce sujet.

"Il faut tout enlever ou rien", a pesté la semaine dernière l'entraîneur de Bordeaux Eric Bedouet, ici lors de la réception du PSG, le 4 décembre 2018 (AFP/Archives-Romain Perrocheau)

Mais les problématiques pourraient rester identiques. "Entre gilets jaunes, plan Vigipirate urgence attentat et les manifestations prévues à Marseille, on ne pourrait pas assurer la sécurité de la rencontre", avait-on expliqué mercredi à la préfecture de police des Bouches-du-Rhône au sujet du match contre Bordeaux.

Et à Amiens, il y a "un gros marché de Noël qui mobilise beaucoup de personnel de sécurité", avait déclaré un porte-parole de la préfecture de la Somme. "Le marché de Noël draine beaucoup de personnes, ce ne serait pas raisonnable d'avoir le match et la sécurisation du marché."

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